Econocom met le cap sur les objets connectés et l’international

Malgré des résultats modérés au premier semestre, la société spécialisée dans la location, la distribution et les services informatiques maintient son objectif de doubler de taille d’ici 2017. Au programme : accélération de la croissance grâce au développement dans les objets connectés et à l’international.

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Econocom met le cap sur les objets connectés et l’international

A première vue, tout va bien chez Econocom. Au premier semestre 2013, la société belge spécialisée dans la location, la distribution et les services informatiques affiche un chiffre d’affaires en augmentation de 7,5% à 792,3 millions d’euros, et un résultat net de 12,2 millions d’euros contre 13,7 millions un an auparavant. Mais l’essentiel de cette croissance découle de l’acquisition au début de l’année d’Exaprobe, un intégrateur français de 100 personnes dans les réseaux, les communications et la sécurité. La croissance organique se limite à 3%. Un résultat honorable dans le contexte économique actuel, mais insuffisant eu égard aux objectifs à long terme de la direction.

En avril 2013, Econocom a lancé le plan stratégique Mutation 2013 - 2017 visant à doubler de taille en cinq ans en atteignant le chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros en 2017. Un tiers de cette croissance est censée provenir des acquisitions et les deux autres tiers d’origine organique. "Pour cela, il faudrait que la croissance organique soit de 7 à 8 % par an", calcule Véronique di Benedetto, directrice générale d’Econocom France et directrice générale adjointe du groupe. Mais l’entreprise mise sur deux moteurs pour accélérer la croissance : le développement dans les objets connectés et l’expansion à l’international.

Bornes interactives, cartables numériques, terminal patient… Les objets connectés qu’Econocom souhaite développer sont nombreux. Ils peuvent se décliner dans les trois pôles d’activité du groupe : la distribution, la location et les services. "Aujourd’hui, seulement 2 à 3% des objets sont connectés, estime Véronique di Benedetto. Cette part pourrait atteindre 50% dans les années à venir, ce qui offre de belles opportunités de développement à notre groupe."

L’autre axe de développement réside dans l’expansion à l’international. Depuis 3 ans, Econocom fait montre d’une incroyable boulimie d’acquisitions. Il a racheté pas moins de huit sociétés pour acquérir des expertises aussi pointues que la virtualisation, la sécurité ou l’intégration réseaux. La dernière acquisition concerne la société de services informatiques Osiatis. A sa finalisation en septembre 2013, elle accroitra l’effectif de 4600 personnes et le chiffre d’affaires de 650 millions d’euros. "Désormais, nous avons toutes les expertises nécessaires pour répondre aux besoins de nos clients dans la distribution, la location et les services informatiques, affirme Véronique di Benedetto. L’heure est maintenant au développement à l’international. Nous le ferons soit par nos propres moyens, soit par des acquisitions."

Aujourd’hui, Econocom réalise plus de 90% de son chiffre d’affaires en Europe. La France reste son principal marché, avec près de 50% des revenus, même si le siège est en Belgique.

Ridha Loukil

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