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ElectionGuard : premier test du logiciel anti-fraude électorale de Microsoft aux Etats-Unis

Présenté en mai 2019, le logiciel de sécurisation de vote ElectionGuard, conçu par Microsoft, passe un premier test dans la ville de Fulton aux Etats-Unis. L'entreprise espère que cette première expérience permettra de valider un déploiement à plus grande échelle.
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ElectionGuard : premier test du logiciel anti-fraude électorale de Microsoft aux Etats-Unis
ElectionGuard : premier test du logiciel anti-fraude électorale de Microsoft aux Etats-Unis © Microsoft

Les habitants de la ville de Fulton, dans le Wisconsin, sont les premiers à tester le logiciel "ElectionGuard" de Microsoft, révèle CNBC dans un article publié le 18 février 2020. Ils sont appelés à élire un représentant qui siègera à la Cour suprême du Wisconsin, ainsi que les membres de la commission scolaire (autorité chargée de gérer les écoles publiques). Les machines de vote déployées à Fulton ont été construites par l'entreprise américaine VotingWorks.

 

Vérifier l'intégrité des votes

ElectionGuard a été présenté pour la première fois par Microsoft lors de sa conférence Build le 6 mai 2019. Il s'agit d'un kit de développement logiciel open source conçu en partenariat avec Galois. Il peut être intégré dans les machines de votes pour garantir à la fois leur sécurité contre les intrusions, mais aussi fournir une traçabilité de bout de bout qui permet au public de vérifier l'intégrité des votes.

 

Chaque électeur obtient un code unique qui lui permet de suivre une version chiffrée de son vote à travers un portail web mis en place par l'organisme en charge de l'élection. Une étape optionnelle lors du vote lui permet de vérifier que son vote correspond bien à son choix et qu'il a bien été comptabilisé. Mais une fois le vote définitif, il n'est plus possible d'en dévoiler le contenu. Le code permet néanmoins de vérifier que le vote est toujours valide et n'a pas été altéré.

 

 

Pour ce premier test, les responsables des bureaux de vote ne s'appuieront pas que sur les votes comptabilisés par les machines. Ils compteront également manuellement le nombre de voix. La raison est simple : le système de vote développé par Microsoft n'a pas encore été certifié par l'Etat. L'entreprise américaine a expliqué que de toute façon l'expérience de Fulton devait surtout servir à récolter un maximum de commentaires de la part des électeurs, pour éventuellement améliorer le système.

 

Déployer la technologie à une plus large échelle

Microsoft est désormais impatient de déployer sa technologie à une plus large échelle, a confié Tom Burt, vice-président de Microsoft en charge de la sécurité des clients. Il est cependant peut-être un peu tard pour qu'ElectionGuard soit utilisé lors des élections présidentielles de 2020. Il a plus de chance de l'être pour les élections de mi-mandat en 2022. "La réponse des trois principaux fournisseurs de machines de vote a été positive et nous travaillons avec chacun d'eux", a-t-il expliqué. Le logiciel intéresserait même un "développeur européen" pour les élections municipales.

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