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Embarquer dans un avion aussi simplement que dans un train ?

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Un seul checkpoint pour tout contrôler tout en réduisant les files d’attente dans les aéroports. Un rêve ! Et pour l’instant un concept proposé par Morpho (groupe Safran), qui s’appuie sur une batterie de technologies innovantes.

Embarquer dans un avion aussi simplement que dans un train ?
Embarquer dans un avion aussi simplement que dans un train ?

"Prendre l’avion, c’est la galère", résume sobrement Bernard Didier, directeur général adjoint de Morpho. Pour des raisons évidentes de sécurité, le voyageur subit les contrôles de son identité et de son bagage à main, les fouilles, les files d’attente…

Le spécialiste des systèmes d’identification biométriques présente au Bourget ce qu’il appelle un checkpoint intégré, dont le but est de faciliter la vie des voyageurs, sans compromis sur la sécurité, et tout en réduisant le coût des contrôles. Un système qui s’adapte aux évolutions de la menace, et aux réglementations des pays.

Réduire significativement les besoins en personnel

Le principe est fondé sur la biométrie. Les empreintes digitales, par exemple, mesurées à l’entrée du checkpoint, couplées avec une carte d’embarquement électronique, servent ensuite à identifier le voyageur à chaque étape des contrôles : détection de traces d’explosifs, analyse du contenu des bagages à main, contrôle du passeport… "L’idée est de reporter en fin de parcours les contrôles manuels éventuels s’il faut lever un doute. Ce qui évite de bloquer à chaque fois le flux de voyageurs", explique Bernard Didier. Le système devrait aussi réduire significativement les besoins en personnel, pour les fouilles et levées de doute, selon le DGA de Morpho.

Pour illustrer ce concept, Morpho a mis en place ses technologies innovantes. A l’entrée du checkpoint, un lecteur "Finger on the fly", qui lit à la volée les empreintes digitales de 4 doigts d’une main. Un autre lecteur identifie le passager à chacun des contrôles. Le premier est un portique qui détecte au passage du voyageur les traces d’explosifs sur sa peau, ses vêtements ou ses cheveux. La détection de traces infimes d’une molécule caractéristique "dénonce" celui qui en a manipulé récemment.

Système de reconnaissance faciale à la volée

Ensuite, le XDi utilise la diffraction des rayons X pour analyser les substances liquides dans les bagages à main, dans la perspective d’une levée de l’interdiction sur ces produits en cabine. Le système est en cours de certification, des démonstrations sont prévues en 2014. Enfin Morphoway est le système lancé en 2011 qui lit les données du passeport biométrique, tandis qu’un système de reconnaissance faciale à la volée compare avec la photo contenu dans le document.

Le système d’empreintes digitales pourra être remplacé par une technique d’identification de l’iris à distance, à partir du deuxième semestre 2013. Avantage : cela demande moins de "coopération" au voyageur.

Certaines briques technologiques ont déjà été testées, comme le portique de détection d’explosifs, à l’aéroport de Glasgow. Quant au concept global de checkpoint intégré, Morpho est en cours de négociation pour réaliser un site pilote dans un aéroport.

Thierry Lucas

 
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