En Allemagne, Amazon Prime Day se transforme en journée de contestation sociale

En Allemagne, la suppression d’une prime liée aux efforts consentis par les employés d’Amazon en temps de coronavirus passe mal. Un mouvement de grève a été lancé alors que l’e-marchand tient dans de nombreux pays le "Prime Day", son temps fort commercial, déjà reporté à cause de la pandémie.

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En Allemagne, Amazon Prime Day se transforme en journée de contestation sociale

Alors que le Prime Day, le temps fort annuel Amazon, se tient ces 13 et 14 octobre, le climat social est plus que jamais tendu en Allemagne. Verdi, deuxième syndicat allemand en nombre d'adhérents, a appelé lundi 12 octobre à des grèves dans six entrepôts d'Amazon, relève l’agence Reuters. On ne connaît encore pas le nombre de participants.

Les conditions de travail au cœur du conflit
Le conflit entre l’organisation syndicale et la filiale du géant de Seattle porte sur un désaccord lié à la rémunération des salariés et leurs conditions de travail. Alors que la pandémie est toujours présente dans le quotidien des employés, avec une quarantaine de cas positifs identifié sur le site de Bad Hersfeld, les représentants du personnel reprochent à Amazon d’avoir supprimé une "prime Covid" en mai dernier.

Selon Amazon, cité par Reuters "la majorité des employés" continuent à travailler normalement. Les employés bénéficient d’"un excellent salaire, d’excellents avantages sociaux et opportunités d'évolution".

Une contestation sociale ancienne
Dédié aux abonnés Prime, le Prime Day est pour l’e-marchand l’occasion de pousser des offres promotionnelles sur des produits du quotidien, booster les ventes et attirer de nouveaux clients pour son programme phare par abonnement. En juillet, Amazon avait annoncé l’organiser "plus tard que d'habitude afin d’assurer la sécurité de [ses] employés, mais aussi pour soutenir [ses] clients et partenaires commerciaux".

Deuxième marché après les Etats-Unis pour la société de Jeff Bezos, l’Allemagne est depuis 2013 le théâtre d’une contestation sociale importante, avec des revendications liées aux salaires et des conditions de travail sur les sites logistiques. Comme dans d'autres pays, la pandémie de Covid-19 a exacerbé les tensions et a entraîné des mouvements de grève. En juin dernier, le mouvement était déjà lié à des contrôles positifs d’employés au Covid-19.

Les collaborateurs dénonçaient en juin "un manque de transparence" de la part du géant américain. Sur les sites concernés – Leipzig, Bad Hersfeld, Rheinberg, Werne et Coblence – la sécurité aurait été reléguée au second plan selon les organisations syndicales. Des accusations portées également contre l’e-marchand en France, où le conflit a pris une tournure juridique en poussé la société à fermer temporairement ses entrepôts. Aux Etats-Unis, ces controverses ont poussé Tim Bray, vice-président d’AWS, à démissionner.

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