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En difficulté à San Francisco, Airbnb tente de redorer son blason

Après avoir échappé de peu à une loi visant à limiter son usage à San Francisco, Airbnb veut faire preuve de bonne volonté en publiant des engagements censés répondre aux demandes des autorités locales.
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En difficulté à San Francisco, Airbnb tente de redorer son blason
En difficulté à San Francisco, Airbnb tente de redorer son blason © Twitter Airbnb

En difficulté sur son propre terrain, Airbnb doit regagner le coeur de l’opinion publique. Après avoir échappé de peu à une loi visant à limiter les locations de courte durée dans la ville qui l’a vu naître - et avoir dépensé quelque 8 millions de dollars en campagne publicitaire pour s’assurer le soutien populaire - la start-up de San Francisco a décidé d’arrondir les angles avec les autorités locales. Le cofondateur et directeur général de la firme californienne a donc voulu faire preuve de bonne volonté, dans un billet publié ce mercredi 11 novembre. “Nous nous engageons à contribuer à faire en sorte que notre communauté paie les taxes sur l’hôtellerie et le tourisme”, promet tout d’abord le patron d’Airbnb. Un sujet sensible et un élément de langage que le site de location entre particuliers doit se réapproprier. 

 

Transparent mais pas trop

 

Durant les semaines précédant le vote sur la “proposition F”, la loi anti-Airbnb que les habitants de San Francisco ont rejetée à 55% mardi 3 novembre 2015, la start-up valorisée à 25 milliards de dollars (23 milliards d’euros) avait en effet dû avorter une campagne publicitaire malheureuse. Les “conseils” d’Airbnb sur le moyen d’utiliser ses 12 millions de dollars d’impôts avaient été mal reçus et l’entreprise avait rapidement présenté ses excuses. Deuxième engagement :  travailler à limiter les effets de la location de courte durée sur le marché de l’immobilier. Là encore, l’entreprise californienne répond aux habitants de San Francisco - où les prix de l’immobilier ont explosé ces dernières années - puisqu’il s’agit du motif même de la vague anti-Airbnb. Enfin, la start-up promet d’être “transparente” en aidant les villes à comprendre l’activité entrainée par le site de location entre particuliers. Tout en continuant de protéger la vie privée de ses clients, est-il précisé. 

 

“Stratagème”

 

C’est cette fois-ci sur la côte est que se trouve la ville concernée : à New York, où le procureur général est parti en croisade contre la start-up californienne. En avril 2014, il avait demandé à Airbnb de communiquer le nom de certains de ses clients, soupçonnant des utilisateurs de profiter de la plate-forme pour louer des chambres à la façon d’un hôtel. Et cet été, le procureur Eric Schneiderman avait estimé que les trois-quarts des locations publiées sur Airbnb étaient techniquement illégales. Il a d’ailleurs été l’un des premiers à réagir à la publication de ce billet, le qualifiant de “stratagème”. “L’entreprise à toutes les informations et tous les outils nécessaires pour faire le ménage”, a déclaré le procureur au site spécialisé Re/Code. Les engagements sont en effet relativement vagues. “Contribuer”, “travailler”… Brian Chasky a choisi ses mots avec soin. De quoi communiquer sa bonne volonté, sans pour autant prendre de réel engagement. 

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