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En France, capitalistes, ingénieurs et rebelles ne se fréquentent pas assez, estime Nicolas Colin

Vu ailleurs Ecosystème : le mot vient des sciences naturelles, mais a largement été généralisé et galvaudé depuis. Appliqué à l'entreprenariat, c'est tout l’environnement qui vient supporter (ou contrarier) un projet naissant de création d’entreprise. Selon Nicolas Colin, partenaire et fondateur de l'accélérateur TheFamily, il se caractérise essentiellement par trois ingrédients : le capital, le savoir-faire, et le degré de rébellion. Il explique sa vision dans une tribune publiée sur la plate-forme de blog Medium.

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En France, capitalistes, ingénieurs et rebelles ne se fréquentent pas assez, estime Nicolas Colin
Nicolas Colin est associé fondateur de l'accélérateur TheFamily © Stephanie Jayet

Qu'est-ce qu'un écosystème entreprenarial, et comment le modéliser au mieux selon les contextes nationaux ? La question n'est pas seulement rhétorique : elle est d'une importance stratégique pour le développement des start-up en France et à l'étranger. C'est à cette question que s'intéresse Nicolas Colin, associé fondateur de TheFamily, incubateur pour jeunes pousses. Il livre ses pistes de réflexion à travers un long billet publié sur Medium. Le secret des environnements qui favorisent la création d'entreprise ? Un mariage réussi entre détenteurs de capital, de savoir-faire, et les "disrupteurs", porteurs de rébellion. "Dans tout pays, ces trois ingrédients sont présents, mais dans des proportions variables", explique le diplômé de Telecom Bretagne et de l'Ecole nationale d'administration. 

 

L'écosystème entreprenarial modélisé par TheFamily / © Nicolas Colin

 

LA toxicité de l'écosystème français

 

Point culminant de l'argumentation de l'ingénieur : expliquer pourquoi l'écosystème entreprenarial français échoue-t-il à soutenir les start-up quand l'écosystème américain les voit fleurir et prospérer. Après avoir également passé en revue la situation du Royaume-Uni, de l'Allemagne ou encore d'Israël, Nicolas Colin énonce son diagnostic : la France possède en abondance capital, savoir-faire et potentiel de rébellion, mais échoue... parce que leurs détenteurs ne se fréquentent pas assez.

 

Et plus précisément ? Au banc des accusés, on touve l'économie de la rente, qui gèle des masses financières qui auraient pu être investies dans de jeunes projets innovants. Quant au savoir-faire (celui des ingénieurs), il est mal employé : la plupart d'entre eux finissent managers dans de grandes sociétés traditionnelles plutôt que créateurs d'entreprises. Alors, rien à sauver ? Le fondateur de TheFamily voit une lueur d'espoir avec Blablacar, success-story de start-up à la française.  "Au travail", conclut-il, résolument optimiste.

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