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En libéralisant le data center, Facebook menace-t-il HP, Cisco et Dell ?

Avec son "Open compute project", Facebook a l’ambition de démocratiser le matériel utilisé dans les data centers. De quoi mettre en péril les solutions "clés en mains" proposées par les géants du secteur ? Ou au contraire le revitaliser ?

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En libéralisant le data center, Facebook menace-t-il HP, Cisco et Dell ?
En libéralisant le data center, Facebook menace-t-il HP, Cisco et Dell ? © Pascal Guittet

Facebook peut-il bouleverser le marché des serveurs et des data centers ? Le site spécialisé Ars Tecnica en a acquis la conviction après avoir visité le bâtiment 17 du QG de Facebook, l’endroit où la firme développe ses propres data centers.

A l'image d’autres géants du web comme Amazon et Google, Facebook ne laisse pas le soin à des prestataires extérieurs de construire et administrer ses data centers. Le secteur est trop sensible. Ses ingénieurs ont donc développé leurs propres solutions "maison". Mais à la différence de ses rivaux, Facebook partage une partie de ses choix technologiques avec la communauté, dans une logique open source.

Des serveurs en "do it yourself"

Ce projet a même un nom : l’"Open compute project" (OCP). Observée avec méfiance à ses débuts, cette initiative a depuis fédéré des partenaires renommés comme Intel et AMD. La logique des ingénieurs de Facebook est : déconstruire les serveurs pour mieux les reconstruire avec l’architecture la plus simple possible. L’Open compute projet met à disposition les ressources pour créer des cartes mères, chassis, rack et autres composants les plus "basiques" et efficaces possibles.

Une source d'innovation ?

La démarche n’intéresse pas seulement une poignée de geeks amateurs de hardware. Elle pourrait faire boule de neige, selon Matt Corddry, patron du département de design des infrastructures serveur de Facebook. Car les technologies popularisées par l’OCP pourraient être adoptées par des fabricants de matériel informatique, faisant ainsi baisser les prix. Certaines entreprises pourraient également être tentées de se passer des solutions clés en main de Dell, Cisco ou HP et développer leurs propres solutions sur-mesure, flexibles et moins compliquées à administrer.

Pour Matt Corddry, le mouvement sera bénéfique à la fois pour les fournisseurs de matériel et pour les consommateurs. "Linux n’a pas tué l’industrie des systèmes d’exploitation ou des data centers. On est dans le même schéma : l’ouverture du hardware ne signifie pas la mort du hardware, mais sa renaissance grâce à l’innovation", juge-t-il. Pas sûr que les géants du secteur partagent ce diagnostic.

L'article complet sur le site d'Ars Tecnica

Sylvain Arnulf

 
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