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Encore une sombre histoire de peignoir (mais pas au Sofitel cette fois)

Ex-directeur commercial de relaxnews et de My Little Paris, Thomas Barret a décidé en 2015 de créer son entreprise. Ambition : ré-enchanter nos matins, avec sa gamme d’accessoires siglés The Morning Company. Chose peu commune, il choisit dès le début de son aventure de tenir un carnet de bord, afin de partager ses premiers pas et ses péripéties d’entrepreneur. L’Usine Digitale publie, chaque semaine, ses récits.
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Encore une sombre histoire de peignoir (mais pas au Sofitel cette fois)
Encore une sombre histoire de peignoir (mais pas au Sofitel cette fois) © The Morning Company

Du mépris.

 

Je crois sincèrement que c’était du mépris dans son regard.

 

Faut dire que j’avais peut-être pas mis toutes les chances de mon côté.

 

Je l’ai abordé, en peignoir (on est The Morning Company ou on l’est pas), durant son trajet pour aller au boulot. Et avant même que j’ai eu le temps d’ouvrir la bouche, il m’avait déjà condamné. Ça se lisait sur son visage. D’ailleurs il n’a même pas daigné dire un mot.

 

Il faut dire que ce n’est pas commun de voir un créateur d’entreprise vous aborder dans la rue, ou dans les transports, pour vous présenter sa boite. Surtout quand le créateur en question fait dans le haut de gamme.

 

Seulement, j’ai décidé que tous les moyens méritaient d’être testés pour communiquer sur The Morning Company. Même aborder des gens sur la voie publique.

 

Bon, autant vous dire qu’après l’expérience orgueilleusement traumatisante décrite ci-dessus (qui s’est répétée à plusieurs reprises), j’ai quand même rapidement mis un terme à mes approches.

 

Mais histoire de ne pas rester sur ce peignoir-gate (je ne voudrais pas être associé à certains habitués du Sofitel), j’ai quand même retenté ma chance, après avoir troqué mon peignoir… pour une chemise. Et cette fois, direction le Bon Marché.

 

2 heures plus tard, le bilan est, au moins en apparence, nettement plus positif. Meilleur accueil de ma démarche, meilleur taux d’écoute. J’ai même récupéré des cartes de visites. Aucune garantie néanmoins que cela débouche sur des (pré)commandes.

 

Mais cette expérience m’a au moins rappelé trois choses :

 

1. Au début, ce n’est pas votre projet que les gens jugent, c’est vous : s’ils décident de s’arrêter ou pas, de parler ou pas, c’est lié à votre personne, pas à votre projet. Donc il faut tout autant travailler sa "personnalité" que son pitch d’entreprise.

 

2. Parfois, le nombre fait l’interprétation : un mec en peignoir, en photo ça fait marrer, mais en vrai, dans la rue, ça fait peur (peut-être à cause de ce que nos mamans nous ont dit quand on était petit sur le sujet). Alors que 10 mecs en peignoir, ça n’est plus inquiétant : ça devient drôle.

 

3. Ne pas se fier aux 5 premières secondes : les personnes les plus réceptives à la fin étaient parfois les plus durs à accrocher au début. Donc, ne pas se dire, parce qu’à la 5e seconde il ou elle a toujours les sourcils froncés, que c’est foutu. Et s’accrocher.

 

Sinon, le reste de ma semaine en open data, ça donne :

50% de chance, selon mon banquier, d’obtenir le crédit de 25 000 euros dont j’ai besoin

1 dernière chance de me soutenir en pré-commandant, après c’est fini !

2 865 euros encore à obtenir sur KissKissBankBank pour atteindre les 10 000 euros

1 dernier article mercredi prochain ; après, rendez-vous en septembre !

 

Très belle semaine à vous, et à mercredi prochain !

Thomas Barret, néo-entrepreneur

Ce billet a également été publié sur le blog de l’auteur : The Morning Challenge

Les avis d'experts et points de vue sont publiés sous la responsabilité de leurs auteurs et n’engagent en rien la rédaction.

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