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Enerbee alimente les objets connectés

mis à jour le 13 septembre 2014 à 17H06
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Enerbee alimente les objets connectés
Enerbee alimente les objets connectés

La dynamo du vélo, ce n’est pas nouveau. Et ça marche bien… à condition que la vitesse soit suffisante. Sur le même principe que le générateur à induction, Enerbee propose un nouveau système pour récupérer l’énergie d’un objet en mouvement, même à faible vitesse. Fondée en février 2014, la société est née des travaux d’une équipe mixte de chercheurs grenoblois (CEA-Leti ; Grenoble-INP ; CNRS ; université Joseph Fourier). "L’idée était de repousser les limites des générateurs à induction et, en particulier, d’avoir un bon rendement de production d’électricité, indépendamment de la vitesse de l’objet en mouvement", précise Pierre Coulombeau, le président et cofondateur d’Enerbee. Les chercheurs avaient en tête le développement exponentiel des objets connectés. Objets qui, pour fonctionner et communiquer, ont besoin d’être autonomes en énergie.

L’opportunité

Des millions d’objets connectés vont avoir besoin d’être autonomes en énergie, afin de s’affranchir des piles et des accumulateurs.

Du capteur intégré dans un roulement à billes (ils ont travaillé avec SKF) aux compteurs de gaz intelligents, des systèmes de mesure embarqués de la pression des pneus à la "smart watch" portée au poignet, les mouvements à exploiter sont plutôt variés et irréguliers. Et c’est justement sur la capacité de leur générateur à s’en accommoder que misent les fondateurs d’Enerbee. Leur technologie, sur laquelle ils restent discrets, a l’originalité d’associer des matériaux magnétiques et piézoélectriques pour produire de l’électricité. "Une bonne partie de l’innovation porte sur la méthode de conversion de l’énergie", indique Pierre Coulombeau. Enerbee veut sortir des préséries de générateurs en octobre. La production, destinée à plusieurs types d’applications, pourrait démarrer en 2015. Une levée de fonds pour soutenir la R & D et étoffer les moyens de production est aussi envisagée l’an prochain.

Thierry Lucas

L’innovation

Un microgénérateur qui associe matériaux magnétiques et piézoélectriques pour produire de l’électricité à partir des mouvements, avec un bon rendement même si ces mouvements sont lents et irréguliers.

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