Entreprises comme médecins, nouveaux prescripteurs des objets connectés

Gadgets, les objets connectés pour la santé ?

Pas forcément, reconnaissent désormais les entreprises qui les expérimentent pour évaluer le bien-être de leurs salariés comme les médecins, pour améliorer la prise en charge des patients.

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Entreprises comme médecins, nouveaux prescripteurs des objets connectés
A quelques kilomètres de Nice, le centre IBM de La Gaude a développé une expertise quasi unique au monde en santé. C’est ici qu’il fait la démonstration des technologiques que le géant informatique proposera ensuite à ses client à travers le monde.

Ca y est, les objets connectés de santé décollent... et parviennent à convaincre deux catégories d’utilisateurs jusqu’alors plutôt sceptiques : les entreprises et les médecins. C'est ce qui ressort de la matinée e-santé organisée jeudi 24 septembre par L’Usine Digitale.

"En nous greffant sur le marché de la santé au travail qui existait déjà de façon mature aux Etats-Unis, nous avons créé des 'healthy communities'", a expliqué Alexis Normand, directeur du développement santé chez Withings. Le champion français du bien-être connecté entend transposer le concept à l’Hexagone. En s’inspirant de l’exemple de Target, l’équivalent américain de La Fnac qui a équipé 3 000 salariés avec les bracelets connectés de son concurrent, Withings a mis au point avec la SNCF des défis collectifs pour mesurer l’activité des employés. "L’objet connecté est ainsi perçu comme un vecteur d’engagement et de participation", observe Alexis Normand. S'il est subventionné par l’entreprise, une partie reste à la charge de l’employé. Avantage pour l’employeur : agréger des données donnant accès à des statistiques sur la santé de ses salariés : par activité, poids... mais non individualisées, au pays de la CNIL.

Withings s'invite à la SNCF

En parallèle, Transilien, l’activité francilienne de la SNCF, a lancé le challenge "Marche en lignes". Durant deux mois, les usagers peuvent télécharger une appli Withings qui va compter leurs pas, et participer ainsi à une étude de santé publique réalisée par un spécialiste de l’obésité de la Pitié Salpêtrière. Objectif : étudier l’impact des transports en commun sur notre activité physique. Tandis que la SNCF fidélise ses usagers en leur faisant gagner quelques produits.

Mais derrière le gadget, peut-on tirer des enseignements scientifiques et faire réellement progresser la médecine grâce aux objets connectés ? De plus en plus de médecins y croient. L’Institut Curie par exemple a développé sa propre appli afin d’offrir une information personnalisée à chaque patient via un portail sécurisé. "Paradoxalement, la télémédecine et la e-santé vont beaucoup améliorer la relation médecin-patient, estime l’oncologue Alain Livartowski, responsable du projet e-santé à l’Institut Curie. Si le patient est très bien informé sur sa maladie, la communication devient beaucoup plus intéressante et les contacts enrichis."

L'un de ses confrères, partenaire pour sa part de Diabeo, la solution de télémédecine sur le diabète expérimentée par Sanofi et l’éditeur de logiciels Voluntis dans son centre hospitalier, en est convaincu : "Pour nous, la santé connectée c’est remettre de l’humain dans les dispositifs médicaux. Si elles sont bien collectées et analysées, on peut vraiment faire progresser la prise en charge des patients avec les données de santé."

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