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Ericsson ouvre un centre de R&D en France pour renforcer la sécurité de la 5G

Emmanuel Macron organise ce soir une réception au château de Versailles dans le but d’encourager les chefs de grandes entreprises étrangères à investir dans le pays. Dans le cadre de l’opération Choose France, l’équipementier suédois Ericsson annonce l'ouverture d'un centre de R&D tricolore, sans indiquer le montant de l'opération. En Île-de-France, 300 ingénieurs travailleront sur le développement logiciel et la sécurité de la 5G d’ici à 2022.
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Ericsson ouvre un centre de R&D en France pour renforcer la sécurité de la 5G
Ericsson ouvre un centre de R&D en France pour renforcer la sécurité de la 5G © Ericsson

Choose France séduit le milieu des télécoms. L’événement, dont le point d’orgue sera un dîner organisé au château de Versailles ce lundi 20 janvier 2020, doit permettre à l’Elysée de convaincre les dirigeants de grands groupes étrangers d’investir en France. En amont de la réception, lors de laquelle Emmanuel Macron devrait annoncer 4 milliards d’euros d’investissements au total, Ericsson lève le voile sur l’implantation de son premier centre de R&D français à Massy (91) sur le site de Paris-Saclay. Le programme mettra l’accent sur "le développement logiciel et la sécurité en matière de 5G" et reposera sur le recrutement de quelque 300 chercheurs – en plus des 1000 salariés que compte déjà l’entreprise en France – d’ici à 2022.

 

à L’AUBE DU DéPLOIEMENT COMMERCIAL

Ericsson comble en réalité un retard, alors que ses principaux concurrents sur le marché de la 5G, le Chinois Huawei et le Finlandais Nokia, ont déjà ouvert des structures similaires dans l'Hexagone. "Cette installation bénéficiera à tout l’écosystème de la nouvelle norme de téléphonie mobile, en tirant parti de notre collaboration avec nos clients français", a souligné l’entreprise suédoise. Son objectif est le même que la concurrence : concevoir une infrastructure "fiable, sécurisée et fournissant un réseau mobile de grande qualité". Condition sine qua non pour transformer l’essai avec l’industrie, qui devrait vite s’imposer comme le premier bénéficiaire de cette nouvelle technologie mobile.

 

Ce nouvel établissement français, qui sera dirigé par l'ingénieure suédoise Birgitta Finnander, ouvrira dans les toutes prochaines semaines. Basé au sein du siège français de la société, il pourra être amené à déménager si ses ambitions sont, un jour, revues à la hausse. En l'état, le montant total de l'investissement pour sa mise en place n'a pas été communiqué. Ericsson indique employer actuellement "15 000 ingénieurs dans ses 18 centres de R&D d’Europe occidentale et centrale" – soit 60% de ses effectifs de recherche à l’échelle mondiale. Cette ouverture en France se justifie d'autant plus que la 5G entre dans sa phase de déploiement commercial et qu’une présence au plus près des opérateurs télécoms nationaux est cruciale dans le cadre des négociations de l'équipementier. La loi dite "Huawei", qui continue de plonger Orange, SFR, Bouygues Télécom et Free dans le flou, représente une opportunité commerciale pour les Européens Ericsson et Nokia.

 

"Nous reconnaissons ainsi l’importance économique et technologique du marché français, ainsi que son influence dans toute l’Europe. L’écosystème local et les compétences clés que l’on trouve dans le pays sont propices à la construction de réseaux 5G à travers une forte présence en R&D. Cette initiative renforcera les capacités d’Ericsson au niveau logiciel comme en matière de sécurité", a commenté par voie de communiqué Fredrik Jejdling, vice-président en charge des réseaux. Le Suédois revendiquait, au 31 décembre 2019, 74 contrats commerciaux à travers le monde... ce qui faisait de lui le premier équipementier mondial à date, devant Huawei (60) et Nokia (50). Un fossé qui pourrait encore se creuser, alors que des sénateurs américains viennent de suggérer à l'administration Trump de consacrer plus d'un milliard de dollars aux alternatives occidentales à Huawei et ZTE.

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