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ESI Group présente des cas d'usage de réalité virtuelle chez Safran et Daher au Bourget 2019

ESI Group est présent au salon du Bourget avec plusieurs démonstrations d'IC.IDO, sa solution de réalité virtuelle pour la simulation. L'industrie aéronautique est un marché en forte expansion pour la VR d'après ESI, avec d'importants déploiements chez des industriels comme Safran, Daher ou Boeing.
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ESI Group présente des cas d'usage de réalité virtuelle chez Safran et Daher au Bourget 2019
ESI Group présente des cas d'usage de réalité virtuelle chez Safran et Daher au Bourget 2019 © BarA Muratolu

ESI Group est présent au salon du Bourget 2019, qui se tient du 17 au 23 juin, avec des démonstrations de sa solution de réalité virtuelle IC.IDO pour Safran Nacelles et Daher. Si la visualisation en réalité virtuelle a longtemps été l'apanage de l'industrie automobile, un déclic a eu lieu depuis quelques années dans l'industrie aéronautique. Lorsqu'il s'est produit, ESI se tenait prêt à investir le marché.

 

Des démonstrations chez Safran et Daher

Daher a commencé à utiliser IC.IDO dans le cadre de ses services pour l'industrie nucléaire, mais il s'en sert aujourd'hui plus largement. "Dans toutes ses chaînes de projets", d'après Tangi Meyer, ingénieur IC.IDO chez ESI France. Au Bourget, la démonstration présentée concerne les lignes d’assemblage du TBM 900.

 

Chez Safran, on propose une expérience de formation à la maintenance de nacelles aéronautiques qui provient aussi d'un vrai cas d'usage. A noter que l'utilisation de la réalité virtuelle est plus large au sein du groupe, et sert par exemple pour la validation de la conception avant de passer à l'industrialisation. "Pas une modification des lignes d'assemblage n'est effectuée chez eux sans revue en réalité virtuelle pour vérifier l'ergonomie ou l'implantation de l'outillage, déclare Tangi Meyer. C'est imposé dans les processus."

 

Le message est clair : on n'en est plus à l'étape du proof-of-concept mais bien à celle de l'exploitation réelle. Outre les démonstrations présentes sur le salon, IC.IDO est désormais fortement implémenté au sein de Boeing. Airbus en a aussi quelques licences. Expleo, qui fournit des services de conseil et d'ingénierie, s'en sert pour faire des études d’implémentation de postes de travail dans des usines du sud de la France.

 

Une démocratisation des usages grâce aux casques

ESI Group, qui se spécialise dans le prototypage virtuel, a racheté IC.IDO en 2011. Historiquement le logiciel fonctionnait principalement avec des systèmes par projection (Powerwalls et CAVE), mais ESI a su le moderniser pour ne pas rater le virage des casques VR. Sur le salon, les démonstrations se font cette année principalement sur des casques HTC Vive.

 

"Les clients qui sont partis des Powerwalls ou des systèmes multi-faces se mettent désormais aux casques, mais ils conservent les précédents systèmes pour les revues collaboratives multi-métiers", explique Tangi Meyer. Les top managers ne sont en effet pas toujours très à l'aise à l'idée de se mettre un casque sur la tête. Pour autant, les casques ont permis une vraie démocratisation dans l'industrie et une intégration réelle dans les processus industriels.

 

 

"Nous sommes sorti du contexte ou la réalité virtuelle était gérée par des équipes de spécialistes. Elle est prise en main par les métiers et les déploiements sont à la fois plus rapides et plus importants." Cela permet entre autres de faire intervenir directement les opérateurs pour valider des scénarios avec des manipulations fines ou de l’expertise technique avant leur mise en œuvre.

 

De la réalité virtuelle à la réalité augmentée

C'est typiquement dans ce type de simulation de processus complexes que réside la valeur de la réalité virtuelle, pour Tangi Meyer. "L'idée pour nous n'est pas juste de faire de la visualisation à échelle 1:1. Nous nous concentrons sur l'anticipation des problèmes, l'objectif étant de faire bon du premier coup lors de l'entrée en production."

 

Aujour'dhui, ESI Group regarde également du côté de la production elle-même. "Nous avons beaucoup travaillé sur la continuité numérique en 2018, et sur la possibilité de ré-exploiter ce que nous créons en réalité virtuelle pour faire de la réalité augmentée", révèle Tangi Meyer. Les données peuvent en effet être facilement réutilisées pour créer des scénarios de guidage des opérateurs. Ces derniers peuvent se former en VR, puis être accompagnés en AR. "Cela réduit les coûts de mise en œuvre des solutions et permet de présenter des workflows plus complets aux clients."

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