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Et le téléphone devint mobile

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Et le téléphone devint mobile
Et le téléphone devint mobile

En 1983, alors que l’américain Motorola commercialise le fameux Dyna TAC 8000X, la France accuse un sérieux retard dans la téléphonie mobile. Il faudra attendre 1986 pour voir le déploiement dans l’Hexagone, par le ministère des Télécommunications, du premier réseau de téléphonie mobile de première génération (1 G), Radiocom 2000. Fonctionnant sous la bande de fréquence des 400 MHz, il utilise la technologie numérique pour la signalisation et la modulation analogique de la voix. Au bout de deux ans, il compte déjà 60 000 abonnés. Distribués par France Télécom, les énormes combinés fabriqués par Matra, Alcatel et Sagem se retrouvent à 90 % dans des voitures. La nouveauté, c’est le "handover" (transfert intercellulaire) : les fréquences sont attribuées dans des "cellules", une zone géographique délimitée par la portée de l’onde radio.

Quand le téléphone quitte une cellule, il bascule vers une autre cellule sans coupure. Un an plus tard, la concurrence s’ouvre quand la Compagnie générale des eaux crée la Société française du radiotéléphone (SFR). Le nouvel arrivant exploite la norme NMT (Nordisk mobil telefon) développée par le suédois Ericsson. Fin 1991, France Télécom lance, à Strasbourg, le Bi-Bop, le premier vrai téléphone portable, mais qui souffre d’une trop faible portée. Il est rapidement dépassé par la norme américaine Groupe spécial mobile (GSM). Le service Radiocom 2000 sera supprimé par France Télécom en 1998, consacrant ainsi la suprématie américaine.

Patrick Déniel

 
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