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[Etude] Deeptech : les grandes entreprises européennes investissent dans l'IA et la blockchain

Étude Une étude de BCG et Natixis montre que le Covid-19 n'a pas nui aux investissements des grandes entreprises européennes dans les technologies de rupture.
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[Etude] Deeptech : les grandes entreprises européennes investissent dans l'IA et la blockchain
[Etude] Deeptech : les grandes entreprises européennes investissent dans l'IA et la blockchain © CNRS Le Journal

La crise sanitaire n'a pas entamé les investissements des entreprises européennes dans les deep tech. 78% d'entre elles les ont maintenus voire renforcés, selon une étude de Natixis et du cabinet de conseil Boston Consulting Group. L'étude a été menée auprès de 204 entreprises (dont plus de la moitié dégageant un chiffre d'affaires annuel supérieur à 2 milliards d'euros) et organisations publiques européennes entre avril et juin 2021.

90% des grandes entreprises investissent
La "deep tech" désigne les technologies de rupture, impliquant une forte composante R&D et développées en lien avec des organismes de recherche. 90% des organisations ayant répondu à l'étude affirment investir dans ces technologies : intelligence artificielle avancée, réalité virtuelle et augmentée (AR/VR), biotechnologies, nouveaux matériaux, blockchain, informatique quantique, impression 3D.

58% sont aidées en cela par des fonds européens, représentant généralement moins de 10% de leur financement. 31% ont monté un fonds d'investissement corporate pour avancer dans ce domaine.

Numéro un : l'intelligence artificielle
L’étude s'est penchée sur le potentiel des différentes technologies associées au concept de deep tech. Tous secteurs confondus, l'intelligence artificielle est la plus plébiscitée (60% des répondants estiment qu'il s'agit de la technologie la plus pertinente pour eux), suivie par la blockchain et les technologies AR/VR.

Les applications des algorithmes d'intelligence artificielle jugées les plus pertinentes sont notamment celles qui touchent aux diagnostics de santé et à l'imagerie médicale, à la mise au point de traitements pour certaines pathologies, à la reconnaissance vocale, à la gestion des risques et à la lutte contre la fraude dans la banque et l'assurance.

Numéro deux : la blockchain
La blockchain, de son côté, sort progressivement de la seule sphère financière. Elle séduit pour ses applications en matière de traçabilité (par exemple dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire), d'authentification (avec les NFT notamment) et d'architecture décentralisée (prisée par la finance). Il y a bien sûr aussi les cryptomonnaies, qui intéressent 19% des entreprises interrogées. 

Quelles perspectives pour le quantique ?
Malgré le stade d'avancement encore très précoce des technologies quantiques, qui renvoient ses applications concrètes à 5 ou 10 ans selon BCG, le cabinet de conseil note un intérêt des secteurs de la finance, de la tech et des télécoms, et de l'industrie chimique pour l'informatique quantique. Volkswagen ou encore Airbus ont déjà conduit des initiatives dans ce domaine, et le marché pour les démonstrateurs atteignait 300 millions d'euros en 2020.