Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

[Etude] L'agilité des deep tech les a aidé à traverser la crise sanitaire, mais elles restent inquiètes

Étude 60% des start-up travaillant sur des technologies de rupture (deep tech) n'ont pas eu recours au chômage partiel, selon un sondage réalisé par l'incubateur Agoranov. Elles ont su rapidement repenser leur organisation interne pour s'adapter à la période de confinement. Toutefois, elles sont inquiètes sur leur capacité à lever des fonds et à conclure de nouveaux contrats.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

L'agilité des deep tech les a aidé à traverser la crise sanitaire, mais elles restent inquiètes
[Etude] L'agilité des deep tech les a aidé à traverser la crise sanitaire, mais elles restent inquiètes © Unsplash/Science in HD

La majorité des deep tech (60%) n'a pas eu recours au chômage partiel durant la crise sanitaire. L'incubateur Agoranov a publié jeudi 4 juin 2020 les résultats d'une enquête sur la façon dont ces start-up travaillant sur des technologies de rupture ont traversé la première période de crise liée à la pandémie de Covid-19. L'enquête a été réalisée du 18 au 25 avril auprès de 109 fondateurs de deep tech.

Des start-up inquiètes

Les start-up, dont on loue souvent l'agilité, semblent avoir réussi à s'adapter en faisant évoluer leur organisation interne pour 70% d'entre-elles. Leur taille et leur capacité à déjà utiliser certains outils numériques ont sans doute aider à accélérer ces réorganisations. En parallèle, ces jeunes pousses ont modifié leurs offres. Plus du tiers d'entre elles a fait évoluer ses marchés cibles, sa proposition de valeur et son modèle économique. Elles semblent chercher à se tourner vers des marchés moins affectés par la crise.

Toutefois, ces entreprises sont inquiètes. 70% des répondants ont vu leurs ventes affectées par la crise, ce qui a entraîné une baisse de leur trésorerie. A ce niveau, plus les start-up sont développées, plus leur chiffre d'affaires s'est trouvé touché par la crise, selon Agoranov. Il faut dire qu'elles ont un nombre plus important de salariés ce qui engendre des coûts fixes plus élevés. Les deux principaux sujets d'inquiétudes sont : le ralentissement des nouveaux contrats et les difficultés à lever des fonds. Sur ce dernier point, 57% des jeunes pousses sont inquiètes ou très inquiètes quant à leur capacité à lever des fonds à l'avenir.

L'environnement mis en avant

Cependant, seul un tiers (30%) des deep tech pense que cette crise va engendrer des transformations majeures sur leurs objectifs à long terme. Mais la très large majorité des entrepreneurs interrogés (71%) pense que les start-up vont être amenées à changer. Les préoccupations environnementales et sociales devraient, à l'avenir, être plus encore poussées sur le devant de la scène selon 83% des répondants. Peut-être est-ce l'occasion pour certains entrepreneurs de redéfinir leur business model pour prendre ces thématiques en considération.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media