Etude : L'argent, plus que l'espionnage, est la motivation des cybercriminels

La très grande majorité des cyberattaques sont motivées par l'argent, révèle une étude. L'espionnage ne représente que 10 % d'entre elles. Pour arrêter les hackers, les enquêteurs doivent donc se focaliser sur les flux financiers.

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Etude : L'argent, plus que l'espionnage, est la motivation des cybercriminels

Les hackers n'ont pas comme principale motivation de voler des informations compromettantes pour la sécurité d'un pays ou d'une entreprise. C'est la cupidité qui les pousse à agir. Voici le résultat du "Verizon Data Breach Investigations Report 2020", une étude publiée le 19 mai. Les auteurs y ont analysé 32 000 incidents de sécurité issus de 81 pays.

L'espionnage, 10 % des attaques

En 2020, environ neuf attaques sur 10 étaient motivées par l'argent. L'espionnage ne représente que 10 % d'entre elles. Les cybercriminels ont deux moyens principaux d'action. Soit ils ciblent des données bancaires leur permettant ensuite de voler des fonds, soit ils exigent le versement d'une certaine somme directement à la victime. Le vol d'informations d'identification, le phishing et la compromission des e-mails professionnels ont causé 67 % des cyberattaques.

Suite à une attaque, les délinquants doivent blanchir leur butin c'est-à-dire dissimuler la provenance de l'argent acquis en le réinvestissant dans des activités légales. Certains font appel à des mules financières (money muling). Ces intermédiaires vont renvoyer des fonds versés frauduleusement sur leur compte vers ceux des fraudeurs. Le détour par des tiers rend plus difficile l’identification de l'auteur de l'infraction. Les mules se rendent alors coupables de blanchiment d'argent.

L'importance de suivre les flux d'argent

A ce titre, l'étude souligne l'importance pour les enquêteurs de suivre les mouvements de fonds pour traquer les cybercriminels. En effet, c'est au moment des transactions que les auteurs de l'attaque informatique ont le plus de chance d'être identifiés. Bien évidemment, les hackers ont développé de multiples techniques pour éviter de se faire arrêter dont le recrutement de mules fait partie. Il est donc indispensable que les entreprises victimes d'une cyberattaque de conserver le maximum de preuves pour aider les enquêteurs. En 2019, les services secrets américains ont ainsi empêché 7,1 milliards de dollars de perte due à une activité cybercriminelle et plus de 31 millions de dollars ont été restitués aux victimes.

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