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[Etude] L'industrie tarde à digitaliser ses processus de ventes

Étude Malgré l'accélération généralisée de la "digitalisation" suite à la pandémie, les industriels font de la résistance, selon une étude d'Accenture. Seuls 11 % d'entre-eux proposent des expériences de vente en ligne abouties. Pour le reste du secteur, le retard est de taille et pourrait avoir de lourdes conséquences.
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[Etude] L'industrie tarde à digitaliser ses processus de ventes
[Etude] L'industrie tarde à digitaliser ses processus de ventes © Pexels Pixabay

"Alors que dans la majorité des secteurs, la pandémie a été un accélérateur de la digitalisation des ventes, les entreprises du secteur industriel restent quant à elles très en retard, au risque d’y perdre en avantage compétitif et en attractivité", déclare Jean-Nicolas Brun, Directeur Exécutif Industrie & Services chez Accenture France et Benelux.

Un retard conséquent
Une étude menée par Accenture en octobre et novembre 2020 pose un constat accablant pour les équipementiers. Les segments des équipements industriels et électriques, des équipements lourds, de la sous-traitance automobile et des biens de consommation durables doivent revoir leurs stratégies digitales de vente et d’après-vente, d'après ses conclusions.

Ce retard dans le traitement numérique des ventes existe malgré le fait que les clients soient nombreux à demander une expérience d’achat en ligne rapide et simple, indique l'étude. Il pourrait avoir de lourdes conséquences sur les parts de marché et le profit des équipementiers industriels. "Amazon vend déjà des pièces détachées pour plusieurs secteurs industriels", détaille Accenture.

Selon le rapport, seules 7 % des entreprises du secteur prévoient d'investir dans la vente en ligne au cours des deux prochaines années. Pourtant, l'enquête menée auprès de 500 directeurs des ventes à travers le monde rapporte que 96 % d’entre elles sont généralement conscientes de la nécessité qu’il y a à transformer leurs services pour améliorer l’expérience d’achat de leurs clients. "Ils ne sont pas prompts à réagir", explique Jean-Nicolas Brun.

La France davantage à la traîne
Et la France n'est pas un bon élève. L'Hexagone compte une forte part de "retardataires" parmi ses répondants. Bien que les entreprises françaises soient conscientes du besoin de transformer leurs ventes et qu'elles soient prêtes à le faire, la grande majorité d'entre elles (68 %) retarde le début du processus, indique Accenture. Elles ne prévoient même pas de s'y atteler dans les cinq prochaines années. Pourtant, malgré les chiffres les plus bas, la croissance des ventes en ligne est légèrement supérieure en France par rapport à la moyenne mondiale.

Tout n'est cependant pas perdu. Pour rattraper leur retard, les Français doivent renforcer la collaboration entre les ventes, le marketing et l'après-vente. En particulier la coopération entre les ventes et l'après-vente, qui est la plus faible parmi tous les pays participants. Ils doivent également miser sur la personnalisation de l'expérience d'achat. Les entreprises françaises offrent beaucoup moins de boutiques en ligne personnalisées, détaille le rapport. "Des investissements supplémentaires dans ce domaine seraient un bon levier pour améliorer l'expérience client", indique Accenture.

À l'échelle mondiale, une grande majorité des entreprises rencontrant des difficultés à se digitaliser déclarent que leur personnel résiste à une accélération de l’e-commerce. Pour l'heure, seuls 11 % des sondés ont adopté une approche avancée en matière de parcours client digital intègrent toutes les étapes du processus d’achat, depuis le marketing jusqu’à la vente et l’après-vente.

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