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[Etude] Les entreprises sous-évaluent les risques cyber liés aux technologies émergentes

Étude L'IA, la 5G, l'informatique quantique et l'AR/VR posent de nouveaux défis en matière de cybersécurité. Une situation encore mal comprise par les entreprises qui adoptent ces "technologies émergentes", révèle une étude menée par Accenture. Globalement, elles sous-évaluent les risques posées par ces technologies et tardent à planifier leur sécurisation.
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[Etude] Les entreprises sous-évaluent les risques cyber liés aux technologies émergentes
[Etude] Les entreprises sous-évaluent les risques cyber liés aux technologies émergentes © Realworld One

Ce n'est plus un secret pour personne : l'innovation est l'un des facteurs clé de succès des entreprises. Ainsi, plus de trois quart des dirigeants estiment que les enjeux liés à l'innovation n'ont jamais été aussi élevés.

Mais la majorité d'entre eux sous-estiment largement l'aspect cybersécurité dans leur projet d'adoption des technologies émergentes, d'après une étude menée par Accenture sur 500 dirigeants et directeurs de sécurité dont le chiffre d'affaires de l'entreprise dépasse les 5 milliards de dollars.

La sécurité est un accélérateur
C'est une grosse erreur, d'après le cabinet de conseil. "La sécurité n'est pas un frein dans le business. Au contraire, c'est un accélérateur", déclare Michael Bittan, directeur exécutif d'Accenture Security, auprès de L'Usine Digitale. Pire encore, sous-estimer les besoins de sécurisation des technologies émergentes pourrait avoir des répercussions sur le potentiel de croissance de l’entreprise, conclut le rapport.

Parmi les technologies émergentes, Accenture retient l'intelligence artificielle, la 5G, l'informatique quantique et l'AR/VR. Elles représentent "un changement de paradigme majeur" sur le plan des défis de sécurité. D'après l'étude, l'IA, "la technologie émergente la plus mise en œuvre à ce jour", est perçue comme le risque le plus important pour la sécurité (45 %).

De plus, seuls 31 % des répondants croient que la 5G pose un risque important et 28 % pensent la même chose pour l'informatique quantique. Pour Accenture, cela signifie que même si la plupart des cadres supérieurs évaluent les risques posées par ces technologies, ils sous-estiment les défis qu'elles posent.

Protéger la surface d'attaque induite par l'IA
Parmi les risques induits par ces technologies, Accenture cite par exemple "l’hyper précision de la géolocalisation et l’explosion du volume et de la vitesse du réseau" pour la 5G, le fait de réussir à protéger "la nouvelle surface d'attaque induite par l'IA" ou encore "évaluer les capacités en sécurité et de protection des renseignements personnels des fournisseurs de services AR/VR".

Par ailleurs, les chefs de la sécurité interrogés ont tous sous-estimé le moment où faut commencer à "planifier" la sécurisation de ces technologies. Seuls 55 % d'entre eux ont prévu de sécuriser l'IA, 36 % pour la 5G, 32 % pour l'AR/VR et 29 % pour l'informatique quantique. Ce "manque général de compréhension" et "l'absence d'un sentiment d'urgence" pourraient avoir "des conséquences profondes sur l'innovation" et "le potentiel de croissance" de ces entreprises, conclut le rapport.

La compréhension augmente à mesure de l'adoption
Mais tout n'est pas perdu. La compréhension des risques liée à la cybersécurité augmente à mesure que les entreprises adoptent pleinement ces technologies. Au démarrage, elles savent qu'il existe des risques même si elles n'en mesurent pas encore l'ampleur. "Plus tard dans le processus", une compréhension et un engagement accrus de la part des équipes apparaissent.

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