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[Etude] Plus le patient est connecté, plus il s'implique dans le traitement de sa maladie

Étude L'Institut Mines-Télécom Business School a dévoilé mercredi 20 février 2019 les résultats d'une étude consacrée aux conséquences des nouvelles technologies sur les conditions de vie des malades chroniques. Conclusion : si les patients ne perçoivent pas de réels bénéfices sur leur santé, ils se sentent davantage impliqués dans leur traitement.
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Plus le patient est connecté, plus il s'implique dans le traitement de sa maladie
L'étude de l'IMT avance qu'un patient connecté se sent davantage en capacité d'agir face à sa maladie.

Les technologies numériques incitent les patients à s'engager davantage dans la gestion et le suivi de leur traitement. C'est ce que conclut l'enquête* menée par l'Institut Mines-Télécom Business School (IMT) avec le collectif Impatients, Chroniques et Associés (ICA), rendue publique mercredi 20 février 2019. Les chercheurs ont étudié les comportements de malades chroniques et de leurs proches, et relevé que "plus le patient est connecté, plus il se sent en capacité d'agir".

 

Par le passé, la littérature scientifique a déjà montré que réseaux sociaux et autres forums sont particulièrement sollicités par les malades dès leur diagnostic. L'étude de l'IMT présente l'originalité de s'intéresser à de multiples technologies et usages. Ont ainsi été interrogés des patients hyperconnectés (de quatre à six connexions sur le Web par semaine, mais aussi une à trois utilisations d'applications mobiles dédiées par semaine et un usage quotidien d'objets connectés), biconnectés (de quatre à six utilisations de l'Internet et d'applications mobiles dédiées par semaine) et hypoconnectés (largement majoritaires, ils représentent plus de 70 % des malades et ne recourent à l'Internet qu'une à trois fois par mois seulement). Première surprise : les plus grands consommateurs de technologies ne sont pas forcément les plus jeunes, puisque 40 % des 50 - 70 ans seraient hyperconnectés contre seulement 20 % des 25 - 34 ans.

 

 

UnE implication ACCRUE DU MALADE dans SON traitement

Quelle que soit la catégorie de patients, les bénéfices réels des technologies numériques sur la santé sont à relativiser. "D'après nos résultats, elles n'influeraient pas sur la façon dont un patient subit ou perçoit sa maladie, indique à L'Usine Digitale Christine Balagué, titulaire de la chaire Réseaux sociaux et Objets connectés de l'IMT. Elles ont, en revanche, le mérite de susciter chez lui de l'engagement."

 

 

En d'autres termes, les nouvelles technologies permettraient une meilleure information du patient et renforceraient sa capacité à agir de façon autonome. "Le Web constitue une source d'information importante pour un malade, que ce soit au sujet de son traitement ou du parcours de soin", précise Christine Balagué. L'étude relève ainsi que les plus connectés d'entre eux, notamment les utilisateurs d'applications mobiles dédiées, sont aussi ceux qui participent le plus à la prise de décision. A noter que 60 % des malades chroniques estiment que l'Internet permet par ailleurs de sortir de l'isolement.

 

un potentiel encore inexploité pour les objets connectes

Le Web est entré dans les mœurs et reste plutôt bien perçu par les malades, qui sont néanmoins conscients de ses limites. "Cependant, la valeur ajoutée des objets connectés sur les traitements est encore très limitée, regrette Christine Balagué. Cela est en grande partie dû au manque d'applications spécialisées dans le suivi des maladies." On connaît pourtant leur potentiel : les pompes à insuline connectées ont par exemple fait leurs preuves dans le suivi du traitement des diabétiques. Globalement, l'étude de l'IMT pointe un faible attrait des malades pour les objets connectés... mais ceux qui y recourent les apprécient. "Un quart des hyperconnectés sondés considère que la fréquence des consultations et les risques relatifs à la maladie peuvent être réduits", avance l'étude.

 

Du rapport, le collectif ICA tire la conclusion que 'les technologies numériques semblent incarner un allié, plutôt qu’une menace, pour le suivi et la prise en charge des patients". Il appelle néanmoins à une meilleure sécurisation des données, intimes et confidentielles, ainsi qu'à l'adaptation des institutions et des personnels de santé à l'utilisation faite par les malades des nouvelles technologies. "Nous encourageons les médecins à s'intéresser davantage encore aux usages numériques, via le développement d'applications dédiées ou une meilleure information des patients sur la façon dont ils peuvent recueillir puis exploiter leurs données de santé", invite pour sa part Christine Balagué.

 

* Enquête menée conjointement par l'IMT et l'ICA entre février et juillet 2018, sur 1013 individus (954 desquels sont eux-mêmes malades chroniques, 59 sont des proches de malades chroniques).

 

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