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Excent fait appel à l'Upssitech pour accélérer sa montée en compétence en robotique industrielle

Le groupe toulousain Excent, concepteur et intégrateur de solutions industrielles, a choisi de faire appel aux étudiants-ingénieurs de l'Upssitech de Toulouse pour ajouter une nouvelle corde à son arc et proposer à ses clients une solution robotisée flexible dotée d'un système de d'identification et de contrôle qualité optique.
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Excent fait appel à l'Upssitech pour accélérer sa montée en compétence en robotique industrielle
Pendant 6 mois, les 20 étudiants-ingénieurs du département SRI (systèmes robotiques et interactifs) de l’Upssitech, l'école d'ingénieurs de l'UPS (Université Paul Sabatier), à Toulouse, ont planché sur le développement d’une solution robotisée flexible pour le compte du groupe Excent. © Upssitech - SRI

Pour répondre à la demande de ses clients industriels et les accompagner dans leur transformation digitale pour des applications robotisées à la fois complexes et diversifiées, le groupe d'ingénierie Excent (700 salariés, 60 millions d'euros de chiffres d'affaires en 2021) a fait le choix de frapper à la porte de l'Upssitech.

Depuis un peu plus de 10 ans, l'école d'ingénieurs de l'UPS (Université Paul Sabatier), à Toulouse, mobilise l'ensemble des étudiants de dernière année de son département SRI (systèmes robotiques et interactifs) dans le cadre d'un dispositif PGE (projet de grande envergure).

Un dispositif pédagogique original

Pendant 6 mois, les 20 étudiants-ingénieurs de la même promotion sont mobilisés autour d'un seul et même projet, sur la base d'un cahier des charges établi par une entreprise partenaire. Organisés en équipes, ils travaillent en conditions réelles, en partenariat avec les équipes de R&D du partenaire, en mode "mini-entreprise".

"L'objectif est de placer nos étudiants dans un contexte professionnel, de mobiliser leurs compétences technologiques, mais aussi de les sensibiliser à la gestion de projet et aux contraintes du travail collaboratif", précise Frédéric Lerasle, professeur à l'UPS, chercheur au Laas-CNRS et responsable de la filière SRI. Un partenariat entreprise-université bien rodé, qui a fait ses preuves.

Le département SRI a déjà à son actif des projets conduits avec de grands donneurs d'ordres tels qu'Airbus ou Altran, mais aussi avec des PME régionales, dont Eurécia, en 2018, pour le développement d'un robot d'accueil ou Wyca Robotics pour enrichir un robot à navigation autonome d'une nouvelle capacité de suivi de personnes.

Une solution flexible de robotique industrielle
Cette année, avec Excent, le projet, baptisé DBRIF, pour Déplacement d'un Bras Robotique pour l'Identification de Formes, porte sur de la robotique industrielle. L'objectif est de localiser, détecter et analyser des perçages sur des surfaces métalliques. Excent souhaite se doter d'un système robotisé flexible intégrant de la vision, avec des fonctionnalités d'identification et de contrôle qualité.

"Excent nous a approché avec un cahier des charges très précis portant sur un premier démonstrateur, capable de localiser, détecter et analyser des perçages sur des surfaces métalliques, plates ou courbées. L'objectif est de s'adapter à des tâches diversifiées, telles que le vissage, le perçage ou le rivetage", explique Margot Cobourg, étudiante-ingénieure, en charge de la gestion globale du projet et de la communication interne entre les différentes équipes techniques.

A l'arrivée : un dispositif baptisé Sauron (un clin d’oeil Seigneur des anneaux), associant un bras robotisé 6 axes équipé d'une caméra 2 D et le développement d'une solution complète intégrant de l'analyse d'image, de l'IA, une IHM (interface Homme-Machine) intuitive et tous les outils de communication connexes. "Entre autre, les étudiants ont développé des algorithmes qui permettent de se libérer de la précision mécanique du positionnement des plaques en approche du robot", précise Frédéric Lerasle.

Une montée en compétence pour Excent
"C'est un projet industriel complet, qui va bien au-delà du simple choix d'une caméra. Il prend en compte la complexité de scénarios industriels diversifiés. L'ensemble a été conçu dans une perspective très flexible pour permettre une implémentation sur plusieurs types de robots et en vue de futures évolutions. Cela va nous permettre de gagner du temps en R&D et d'accompagner une montée en compétences de nos équipes, notamment dans le domaine de la vision", souligne de son côté Laurent Deleris, directeur Innovation chez Excent.

Spécialisé dans l'ingénierie mécanique et industrielle, le groupe, qui travaille à la fois pour l'aéronautique, le ferroviaire, la défense et l'énergie, élargit régulièrement ses domaines d'expertise pour gagner en autonomie. "Le projet DBRIF s'inscrit dans cette dynamique", insiste Laurent Deleris.

Le premier démonstrateur, développé au sein de la halle technologique de l'AIP-Primeca Occitanie (Atelier Inter établissements de Productique et Pôle de ressources Informatiques pour la Mécanique) sur le campus universitaire toulousain de Rangueil, voisin de l'Upssitech, va être livré à Excent avant la fin du mois de février. Le groupe d'ingénierie a décidé de proposer un stage de 6 mois au sein de ses équipes de R&D à deux des étudiants de la promotion pour faire évoluer le projet vers un démonstrateur industriel. 

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