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Face à l'ogre Nest, Netatmo n'a pas dit son dernier mot

Alors que Nest commercialise en France son détecteur de fumée et son thermostat depuis le 18 septembre, le français Netatmo riposte. Il enrichit son thermostat de nouvelles fonctionnalités et étend son réseau de points de vente.
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Face à l'ogre Nest, Netatmo n'a pas dit son dernier mot
Face à l'ogre Nest, Netatmo n'a pas dit son dernier mot

Nest est loin d'être le premier acteur à lancer un thermostat intelligent sur le marché français. La start-up nantaise Qivivo a commercialisé sa "Qibox" il y a quelques mois. Netatmo, de son côté, souffle la première bougie de son Thermostat dessiné par Philippe Starck. Même si la marque française ne communique pas de chiffres de vente, le petit boitier design commence à trouver sa place dans les foyers français. Et le fondateur de Netatmo, Fred Potter, n'est guère impressionné par l'arrivée de Google sur le marché européen, par l'intermédiaire de sa filiale Nest. "La compétition est bonne pour le secteur", assure-t-il. "D'ailleurs, depuis les annonces de Nest, on vend plus de thermostats Netatmo. Plus on parle du sujet, mieux c'est".

un thermostat adapté aux standards européens

Fred Potter ne manque pas d'arguments pour défendre son produit, qui permet de piloter sa chaudière (gazfioul, bois et désormais pompe à chaleur) à distance, par le biais d'un smartphone. D'abord, "il a été conçu en tenant compte des spécificités du marché européen", explique-t-il. Comprenez, ce n'est pas complètement le cas de son concurrent Nest. "Aux Etats-Unis, il y a un thermostat par pièce ; en Europe, c'est un par maison, souvent dans le salon. On ne peut donc pas se fier à la présence d'une personne dans une pièce pour piloter le système en Europe. Structurellement, ça ne marche pas". Netatmo met aussi en avant la facilité d'installation de son produit ("aussi simple à poser qu'une ampoule, avec deux fils à connecter", affirme le patron de Netatmo, alors que le boitier Nest nécessite l'intervention d'un spécialiste) et la possibilité de l'utiliser sans fil.

Sur la gestion des données personnelles, Netatmo marque aussi sa différence. "Notre contrat avec les clients est clair", annonce Fred Potter. "Les données ne servent qu'à un seul but : permettre de piloter le thermostat pour chauffer de façon la plus intelligente possible. Point. Nous appliquons le droit français en la matière, ce qui est un gage de clarté : les données ne sont pas à nous, elles sont aux clients. Ils peuvent à tout moment les récupérer, les donner à un tiers ou demander leur effacement".

améliorations du produit et extension du réseau de vente

Netatmo entend capitaliser sur l'expérience accumulée depuis douze mois. Le boîtier en est d'ailleurs à une dizaine de mises à jour logicielles et la dernière apporte de nombreuses nouveautés. Désormais, le thermostat, qui apprend de la maison dans laquelle il est posé, peut génerer un "bilan d'économies d'énergie" mensuel et dispose d'une fonction "Auto-Adapt" qui analyse la température extérieure (via des données récupérées sur le cloud ou en connexion avec une station météo Netatmo installée à proximité) pour anticiper sur les besoins en énergie et éviter toute surconsommation.

 

Retrouvez notre dossier "Les 50 objets connectés français"

 

La marque française compte étendre son réseau de distribution. Le thermostat est maintenant vendu dans sept pays européens (Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, en plus de la France et de la Belgique) via de nombreux canaux : magasins de bricolage, sociétés de maintenance de chaudières, enseignes grand public. En tout, la société revendique 1350 points de vente, dont 600 en France. Elle mise particulièrement sur ses accords avec des énergéticiens, comme Luminus, filiale d'EDF en Belgique.

La prochaine étape, c'est l'intégration à l'écosystème HomeKit d'Apple, dont la société française fait partie, aux côtés de onze autres partenaires dans le monde. Une plate-forme qui permettra une véritable interaction entre objets connectés de constructeurs différents, "et évitera les silos, les jardins clos, dans lesquels on essaie d'enfermer les consommateurs", veut croire Fred Potter.

Sylvain Arnulf

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