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Face à la NSA, Zuckerberg tape du poing sur la toile

Mark Zuckerberg d’un côté, le Parlement européen de l’autre. Le scandale de la NSA provoque des vagues de plus en plus hautes.
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Face à la NSA, Zuckerberg tape du poing sur la toile
Face à la NSA, Zuckerberg tape du poing sur la toile © Wired Photostream - Flickr - C.C.

"Le gouvernement américain devrait être un promoteur de l’internet, pas une menace." Ces mots que l’on imaginerait facilement dans la bouche d’un Edward Snowden ont été couchés sur Facebook le 13 mars par le patron de Facebook. Dans sa tribune, Mark Zuckerberg précise avoir appelé le Président Obama pour lui dire sa confusion et sa frustration face aux rapports à répétition sur le comportement du gouvernement américain. 

La confiance des internautes en jeu

Quand le patron d’un tel géant emblématique du numérique mondial s’exprime ainsi - officiellement - sur les dangers de l’espionnage des réseaux par la NSA, l’événement est loin de relever de l’anecdote. D’autant que Mark Zuckerberg est un soutien de longue date du président Obama. En avril 2011, le Président des États-Unis s’était déplacé en personne au siège de Facebook pour une interview menée par le patron du réseau social lui-même…

Ce dernier, qui par ailleurs ne se prive pas d’exploiter la mine d’informations publiées par ses membres, met en avant dans son texte le chiffrement des informations échangées, l’utilisation de protocoles sécurisés, etc. "Alors que nos ingénieurs travaillent inlassablement pour améliorer la sécurité, on imagine vous protéger des criminels, pas de notre propre gouvernement." Or, pour l’instant, loin de s’atteler à empêcher l’espionnage des citoyens du monde entier, le Président américain, s’est contenté de mettre "fin au programme de collecte des métadonnées téléphoniques tel qu’il existe actuellement." L’enjeu, Mark Zuckerberg le sait, c’est la confiance des internautes. Sans elle, même les acteurs les plus importants du Net sont menacés. C’est ainsi, aussi, qu’il faut comprendre la missive électronique du patron de Facebook.

Les députés européens fourbissent un texte de loi

Au même moment, l’Union européenne, touchée par l’affaire de la NSA jusqu’au plus haut en la personne d’Angela Merkel par exemple, fourbit elle aussi ses armes. Pour protéger les citoyens de l’Union face à une surveillance semblable à celle de la NSA, les députés européens ont adopté un texte imposant plusieurs exigences aux entreprises qui souhaiteraient communiquer les données personnelles d’un citoyen vers un pays tiers.

Elles devront en référer d’abord à une Cnil européenne et informer la personne concernée sous peine d’amendes pouvant atteindre 100 millions d’euros ou 5 % de leur chiffre d’affaires. Parmi les exemples de sociétés visées par le texte, les moteurs de recherche, les fournisseurs de cloud ou… les réseaux sociaux.

Emmanuelle Delsol

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* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

2 commentaires

Wilfrid Meffre
17/03/2014 10h59 - Wilfrid Meffre

En réalité Mark Zuckerberg a volontairement ouvert ses bases de données à la NSA. Mais il se plaint surtout maintenant de concurrence déloyale et voudrait que Facebook soit le seul a exploiter librement et sans aucune contrainte les informations personnelles de ses pigeons d'abonnés ;-)

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lolilol
14/03/2014 19h02 - lolilol

Marrant venant d'un mec qui se fout de la vie privée des autres, et surtout qui la vend au plus offrant !

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