Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Facebook lance "Open Catalyst" pour optimiser le stockage de l'énergie renouvelable grâce à l'IA

Facebook et l'Université de Carnegie Mellon dévoilent le projet "Open Catalyst". Il repose sur des méthodes d'apprentissage automatique pour prédire les interactions atomiques idéales à la formation d'un combustible, et ce afin de découvrir de nouvelles façons de stocker les énergies renouvelables.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Facebook lance Open Catalyst pour optimiser le stockage de l'énergie renouvelable grâce à l'IA
Facebook lance "Open Catalyst" pour optimiser le stockage de l'énergie renouvelable grâce à l'IA © Chris Barbalis/Unsplash

Facebook et le département de chimie de l'Université de Carnegie Mellon (CMU) lancent le projet "Open Catalyst" dont l'objectif est de découvrir de nouvelles façons de stocker les énergies renouvelables grâce à l'intelligence artificielle.

Les moyens actuels sont coûteux
Les énergies renouvelables, soit les énergies issues de sources non fossiles, sont "des éléments essentiels du réseau énergétique moderne", indique l'entreprise américaine. Mais ce sont aussi des énergies intermittentes, c'est-à-dire qu'elles ne sont pas disponibles en permanence.

Le défi est donc de trouver des moyens de stocker l'énergie produite en vue d'une utilisation ultérieure. Il en existe déjà mais leurs coûts sont prohibitifs ou encore au stade expérimental.

L'une des solutions est de convertir l'énergie solaire en un combustible plus facile à stocker, tel que l'hydrogène ou l'éthanol. Pour effectuer cette transformation, un catalyseur – soit un composant chimique qui permet d’augmenter la vitesse d’une réaction – est indispensable. Or, les catalyseurs actuels sont soit inefficaces soit très chers (comme le platine).

Trouver des catalyseurs efficaces grâce à l'IA
L'objectif d'Open Catalyst est donc de trouver des catalyseurs plus efficaces et abordables. Pour y parvenir, Facebook et l'Université misent sur un système d'apprentissage automatique capable de prédire les interactions atomiques idéales à la formation d'un combustible. Contre plusieurs jours actuellement, ces simulations ne prendront plus que quelques secondes grâce à cette nouvelle approche. D'après les premiers travaux de recherches, elles seront 1000 fois plus rapides.

Les simulations classiques reposent en partie sur la théorie fonctionnelle de la densité (DFT), un système de mécanique quantique que les chimistes utilisent très régulièrement pour trouver les candidats les plus prometteurs à une réaction. "En gros, nous espérons remplacer la DFT par un système d'apprentissage machine", a schématisé Zack Ulissi, professeur adjoint de génie chimique et de science et génie des matériaux à la CMU, auprès d'Engadget.

Un premier set de données a été publié
Séduisant sur le papier, ce projet n'en reste pas moins très ambitieux. Car, même en étant accéléré, le processus de sélection restera fastidieux car les combinaisons atomiques sont très nombreuses. Pour permettre à la communauté scientifique de participer à ce projet, Facebook et la CMU ont publié un premier set de données issu d'Open Catalyst. Des modèles ont également été publiés sur GitHub. Il faudra attendre au moins un an pour avoir les premiers résultats, précise Larry Zitnick, chercheur au sein de Facebook.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

2 commentaires

Serge Rochain
16/10/2020 17h57 - Serge Rochain

L'énergie nucléaire n'est pas fossile ce qui '' en fait pas pour autant une renouvelable. Par ailleurs aucune énergie renouvelable n'est intermittente... Mais variable, ce n'est pas la même chose de plus certaines sont permanentes et stockée des la production, et stockable sur le long terme comme le biogaz

Répondre au commentaire | Signaler un abus

Serge Rochain
16/10/2020 17h57 - Serge Rochain

L'énergie nucléaire n'est pas fossile ce qui '' en fait pas pour autant une renouvelable. Par ailleurs aucune énergie renouvelable n'est intermittente... Mais variable, ce n'est pas la même chose de plus certaines sont permanentes et stockée des la production, et stockable sur le long terme comme le biogaz

Répondre au commentaire | Signaler un abus

 
media