Facebook répond aux questions du gouvernement américain par un document de 500 pages

C'est cette fois-ci à l'écrit que Facebook s'explique. Le réseau social a publié un document de 500 pages compilant ses réponses aux questions posées par les membres du Congrès américain à Mark Zuckerberg lors de son audience. Un rapport dense, mais qui n'éclaire pas toutes les zones d'ombres.

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Facebook répond aux questions du gouvernement américain par un document de 500 pages

L’audience du PDG de Facebook devant le Congrès des États-Unis au sujet de l'utilisation abusive des données des utilisateurs du réseau social par la société Cambridge Analytica avait laissé plusieurs sénateurs sur leur faim. Ceux-ci n’avaient d’ailleurs pas hésité à manifester leur mécontentement sur Twitter. Facebook leur a répondu dans un document de 500 pages, dont le site The Verge a publié un compte-rendu le 11 juin. Cependant, malgré sa taille, il n'apporte que peu de nouvelles informations.

Quelques éclaircissements bienvenus

Facebook a donné des précisions sur sa collecte de données : l'entreprise a indiqué suivre les “opérations et comportements” de ses membres sur les appareils électroniques, l’attention accordée à une fenêtre “si elle est mise en avant ou laissée en arrière-plan”, ou encore les mouvements de souris, tels que le zoom ou la rapidité de défilement des fenêtres. Elle a aussi confirmé qu'elle enregistre les adresses IP de ses utilisateurs, mais que celles-ci sont éliminées après une période de rétention.

Le réseau social a également confirmé qu’il appliquera les principes de protection de la vie privée définis par le règlement général sur la protection des données (RGPD) à tous ses utilisateurs dans le monde et pas seulement aux citoyens de l'Union européenne. Mark Zuckerberg n'avait pas été très clair sur ce sujet lors de son audience devant le Congrès américain. Enfin, Facebook a cité plusieurs de ses concurrents, parmi lesquels Snapchat, Youtube ou Twitter, chose que son PDG n’avait pas fait en avril.

Ciblage, profils fantômes... Facebook continue de jouer au chat et à la souris

Sur d'autres points plus délicats, le document se contente en revanche de non-réponses ou chipote sur des nuances. En ce qui concerne le ciblage des publicités et des relations par "race", par exemple, Facebook répond que ce n'est pas par race mais plutôt par "affinité culturelle", ce qui dans les faits ne change pas nécessairement grand chose. De même, pour les "profils fantômes", les ensembles de données récupérés sur des personnes qui ne sont pas membres du réseau social, le document stipule simplement que Facebook ne crée pas de profils à proprement parler pour les non-utilisateurs. Mais l'entreprise collecte des données sur eux, "profil" ou non.

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