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Facebook va faire appel aux journalistes de Reuters pour traquer les fausses informations

Facebook va faire appel à Reuters pour repérer et faire le tri dans les fausses informations qui circulent sur son réseau social. Quatre journalistes composeront l’équipe, qui disposera de compétences particulières pour déceler les deepfakes.
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Facebook va faire appel aux journalistes de Reuters pour traquer les fausses informations
Facebook va faire appel aux journalistes de Reuters pour traquer les fausses informations © Unsplash/Kon Karampelas

Facebook intensifie sa lutte contre les fausses informations, mais pas tout seul. L'entreprise annonce avoir dépêché Reuters pour, entre autres, repérer images et vidéos trompeuses circulant sur son réseau social du même nom. Composée de quatre journalistes – deux à Washington D.C. (Etats-Unis) et deux autres à Mexico (Mexique) –, l’équipe en charge de débusquer ces fausses informations, jusque dans les titres choisis par les médias, publiera les faits vérifiés sur un nouveau blog nommé Reuters Fact Check. Pour rappel, Reuters est une agence de presse qui compte 25 000 salariés dans le monde.

 

NOYER LES FAUSSES INFORMATIONS

Reuters vérifiera aussi bien des contenus anglophones que hispanophones, qui pourront être suggérés ou remontés par Facebook. Pour déconstruire une fausse information, l’agence de presse partira de l’affirmation erronée et indiquera tout le long du texte (ou de la vidéo) si les faits sont "avérés, faux ou partiellement faux". Le réseau social se basera sur ces conclusions pour alerter ses utilisateurs sur les publications reprenant de fausses informations et limiter leur diffusion.

 

"Je ne peux pas en révéler davantage sur les conditions financières de l’accord, mais je confirme que Facebook paie pour le service que nous lui rendons", a indiqué à nos confrères de TechCrunch Jessica April, directeur des partenariats mondiaux chez Reuters. L’agence de presse britannique rejoint ainsi toute une série de sociétés éditrices en charge de la vérification d’informations – parmi lesquelles figurent The Associated Press, PolitiFact, Factcheck.org. En France, un tel partenariat existe aussi avec les rubriques Checknews de Libération, les Décodeurs du Monde, les Observateurs de France24, ainsi que 20 Minutes. A noter que l’Agence France-Presse collabore aussi avec Facebook depuis 2017.

 

LA SUITE D’UN PREMIER PARTENARIAT

Le service de fact-checking de Facebook couvre, à cette heure, une soixantaine de pays. Le directeur du contenu généré par les utilisateurs de Reuters, Hazel Baker, a indiqué que "les rangs de l’équipe en charge de la vérification pourraient grossir au fil du temps", sachant que le partenariat avec le réseau social devrait s’étendre au-delà de l’élection présidentielle américaine de 2020. Facebook juge possible, à l’aide de ses divers partenaires, de "réduire de 80% la propagation de fausses nouvelles".

 

Les journalistes des médias impliqués disposent d’outils et de compétences complémentaires. Les uns et les autres peuvent ainsi agir à un maillon différent de la chaîne. Quand certains préféreront se concentrer sur les simples détournements ou manipulations d’information, d’autres pousseront au niveau technique pour déceler les effets spéciaux numériques. Pour mémoire, les deepfakes restent, aujourd’hui, parmi les plus complexes à repérer. Facebook et Reuters avaient, d’ailleurs, annoncé un premier partenariat visant à apprendre aux journalistes du monde entier à les reconnaître à travers un cours en ligne de 45 minutes, accessible gratuitement.

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