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Facebook va publier des données pour cartographier et prévoir la propagation du Covid-19

Pour aider les chercheurs dans la lutte contre le Covid-19, Facebook va publier des données anonymisées et agrégées issues de sa base d'utilisateurs. Elle invite également ses utilisateurs américains à participer à une étude universitaire d'évaluation des symptômes du virus pour identifier les régions les plus touchées aux Etats-Unis. Des mesures qui s'inscrivent dans le programme "Data For Good", lancé en 2017.
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Facebook va publier des données pour cartographier et prévoir la propagation du Covid-19
Facebook va publier des données pour cartographier et prévoir la propagation du Covid-19 © Facebook

Facebook annonce, dans un billet de blog publié le 6 avril 2020, la publication de données anonymisées et agrégées issues de sa base d'utilisateurs afin d'aider les chercheurs dans la lutte contre la pandémie de Covid-19. "Ils ont besoin des meilleures informations pour savoir si le mesures de prévention fonctionnent et savoir comment le virus se propage", affirme Facebook.

Cartographier les flux de population
Dans le cadre de son programme "Data For Good", Facebook va mettre à la disposition des scientifiques des cartes représentant les mouvements de population dont le contenu sera mis à jour quotidiennement. Une première carte, baptisée "carte de regroupement", relèvera "la probabilité qu'une personne dans une zone particulière rentre en contact avec une autre personne d'une autre zone". Elle aidera à identifier les endroits où les cas de Covid-19 sont susceptibles d'apparaître.

Une deuxième carte permettra de visualiser et de quantifier les liens sociaux que les habitants d'une région entretiennent avec d'autres régions (image ci-dessous pour les Etats-Unis). Elle pourra aider les épidémiologistes à prévoir "la propagation du virus" et à identifier "les régions qui auront le plus besoin d'aide". Une dernière carte permettra de visualiser le respect du confinement au fil des jours. Le 3 avril 2020, Google a pris une initiative similaire et a annoncé la publication de rapports détaillant l'évolution des déplacements de la population pendant la pandémie de Covid-19.


Participation à une étude universitaire
Facebook invite également ses utilisateurs américains à participer à une étude du centre de recherche Delphi de l'Université Carnegie Mellon à Pittsburgh. L'objectif est d'évaluer les symptômes du Covid-19 grâce à un questionnaire auto-administré pour identifier les régions les plus touchées aux Etats-Unis. "Ces informations peuvent aider les systèmes de santé à planifier où les ressources sont nécessaires et potentiellement quand et où", explique l'entreprise technologique. Le lien de l'étude sera accessible via le fil d'actualité du réseau social.


Facebook certifie que le centre de recherche ne partagera pas "les réponses individuelles" au questionnaire et lui ne transmettra pas les informations d'un utilisateur aux chercheurs. Pour protéger la vie privée, l'équipe de scientifique n'aura accès qu'à un "numéro d'identification aléatoire" qui ne contiendra ni le nom, prénom ou date de naissance de la personne ayant participé à l'étude via le lien Facebook.

Créer des modèles de déconfinement en France
En France, toujours dans le cadre du projet "Data For Good", Facebook a établi un partenariat avec l'Université PSL (Paris Sciences & Lettres) qui regroupe 11 établissements : Collège de France, Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, École nationale des chartes, École nationale supérieure de Chimie de Paris, École nationale supérieure des Mines de Paris, École normale supérieure, École Pratique des Hautes Études, ESPCI Paris, Institut Curie, Observatoire de Paris, Paris-Dauphine.

Le Centre national de la recherche scientifique (Cnrs), l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) et l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) participent également à ce programme, lancé en 2017. Le partenariat repose sur le partage de données anonymisées et agrégées pour notamment créer des "modèles de stratégie de déconfinement". Il pourrait encore être élargi car il est en pourparlers avec d'autres "organismes de recherche français de renom".

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