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Faute de repreneur, SFR prend à 100% le contrôle de Numergy

A défaut d’avoir trouvé un acheteur pour Numergy, SFR est contraint d’en prendre 100% du contrôle en rachetant les parts de l’Etat et d’Atos. Le cloud souverain n’est plus qu’un vieux souvenir !
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Faute de repreneur, SFR prend à 100% le contrôle de Numergy
Faute de repreneur, SFR prend à 100% le contrôle de Numergy © Maxime Dufour - SFR

SFR va prendre 100% du contrôle de l’opérateur de cloud souverain Numergy. C’est le sens de l’accord conclu par l’opérateur mobile en tant que premier actionnaire avec ses deux partenaires au capital de l’entreprise : la Caisse des Dépôts (représentant de l’Etat) et Atos. Une issue qui met un point final aux illusions de cloud souverain en France.

 

Promesses non tenues

Fondée en septembre 2012, Numergy devait former avec Cloudwatt les deux pôles de cloud souverain, une alternative française aux géants américains Amazon Web Services, Microsoft, Google ou IBM, qui dominent le marché. SFR détient 47% du capital, Atos 20% et la Caisse des Dépôts 33%.

 

Mais ces deux projets de 225 millions d'euros d’investissement chacun n’ont pas tenu leurs promesses. Déçus, l’Etat et Thales sont sortis de Cloudwatt en cédant, en mars 2015, leurs participations à Orange. L’Etat et Atos vont en faire de même pour Numergy.

 

Echec des tentatives de vendre Numergy

Depuis le début de l’été 2015, SFR a tenté de vendre l’entreprise avec la condition pour le repreneur potentiel d’être français. En vain. L’opérateur mobile est contraint de se sacrifier, comme Orange pour Cloudwatt, en reprenant 100% du contrôle de Numergy.

 

La création en 2012 de Cloudwatt et Numergy avec la participation de l’Etat a suscité une grande polémique. L’échec de ces deux entreprises constitue une grande déception pour les promoteurs du cloud souverain au sein de l’Etat mais aussi dans des entreprises comme Dassault Systèmes, Thales ou  Atos. De nombreux acteurs français du cloud, comme Ikoula ou Cheops Technology, se sont farouchement opposés au projet. Ils doivent aujourd’hui jubiler.

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