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Fin de parcours pour le porte-monnaie électronique Moneo

Le glas a sonné pour le service Moneo, qui n’a jamais véritablement décollé : d’ici fin juin 2015, les utilisateurs de ce portefeuille électronique créé en 1999 devront avoir soldé leur compte.
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Fin de parcours pour le porte-monnaie électronique Moneo
Fin de parcours pour le porte-monnaie électronique Moneo © D.R.

Le service Moneo va fermer d’ici le 30 juin 2015 : les quelques milliers de particuliers qui utilisent en France ce portefeuille électronique pour s'acquitter de petites sommes chez le boulanger ou le boucher (jusqu’à 30 euros) vont désormais devoir payer leurs achats avec de la menue monnaie, ou via leur smartphone grâce aux technologies de paiement sans contact qui sont de plus en plus utilisées en France.

Lancé en 1999, le système Moneo, qui peut être adossé à une carte bancaire ou être installé sur une carte magnétique dédiée, n’a jamais vraiment trouvé son public car il n’est pas très pratique. Ses utilisateurs doivent charger leur compte sur une borne, ce qui n’est pas nécessaire avec le paiement sans contact : les porte-monnaie virtuels peuvent être rechargés directement sur le net, via une application mobile. Les commerçants n’étaient pas non plus fans de ce service, car ils devaient payer une commission aux banques partenaires.

Moneo Resto toujours en fonctionnement

Selon Le Parisien, les cartes des clients d’HSBC ne pourront plus être chargées après le 10 juin 2015. La banque anglaise leur a demandé de venir récupérer les sommes placées sur leur compte aux guichets et aux bornes dédiées. Elle n’est pas la seule a avoir pris cette décision : le Crédit Agricole et les agences régionales du Crédit Mutuel dans le Massif Central, le Sud-Ouest et la Bretagne ont également annoncé à leur clientèle la fermeture du service.

Mais Moneo Applicam, l’entreprise qui a développé cette offre, n’est pas morte : le portefeuille électronique Moneo Resto, qui remplace depuis 2013 dans certaines sociétés les tickets restaurant, continue à fonctionner. Il compte aujourd’hui 45 000 utilisateurs, selon le groupe.

Lélia de Matharel

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