Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Finfrog lance sa solution de paiement fractionné à destination des commerçants

Spécialisée dans le microcrédit pour les particuliers, la fintech française Finfrog va lancer une solution de paiement fractionné à destination des e-commerçants, marketplaces et autres marchands. Cette offre, disponible à partir du 26 juillet, proposera un paiement en 10 ou 12 pour des paniers allant de 50 à 5 000 euros.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Finfrog lance sa solution de paiement fractionné à destination des commerçants
Finfrog lance sa solution de paiement fractionné à destination des commerçants © Finfrog

Finfrog, start-up spécialisée dans le microcrédit pour les particuliers, se tourne vers un nouveau marché en vogue : le paiement fractionné. La fintech française va lancer sa nouvelle offre Finfrog Pro à destination des professionnels le 26 juillet 2021. Celle-ci consiste à proposer aux e-commerçants, marketplaces et autres retailers une offre de paiement en 10 ou 12 fois.


Une solution en ligne et en magasin
La solution de paiement fractionné Finfrog Pro pourra être proposée sur des paniers allant de 50 à 5 000 euros. Le but pour les commerçants en ligne et les magasins est d'augmenter leur taux de conversion et le nombre de paniers moyens en permettant l'achat en plusieurs fois. La solution, déjà testée en condition réelle, montre d'ailleurs de premiers résultats satisfaisants, selon Riadh Alimi, fondateur et CEO de Finfrog. "Le taux de conversion global a été augmenté de 20 à 30%", indique-t-il.

Fondée en 2016, la start-up tricolore propose originellement une solution de prêt entre particuliers. "On prête à des personnes solvables, mais qui sont souvent exclues des prêts classiques", explique le fondateur. Plus de 150 000 clients ont fait appel au service de la jeune pousse depuis son lancement. La start-up compte parmi ses clients des personnes "qui n'entrent pas dans le critère classique du CDI, qui possèdent des cartes electron ou maestro ne permettant pas d'utiliser des services de prêt en ligne, ou encore des clients dont les cartes bancaires sont sur le point d'expirer", explique Riadh Alimi. Avec sa solution Finfrog Pro, la jeune pousse entend séduire les commerçants et diversifier ses sources de revenus.

Faire face à la concurrence
De manière globale, le paiement fractionné et différé semble être la grande tendance des fintech. L'américain PayPal et le suédois Klarna, qui a récemment lancé son offre dans l'Hexagone, sont probablement les plus connus dans ce secteur. Du côté des start-up tricolores, Alma s'est offert les données de scoring de la Banque Postale suite à un partenariat et a débloqué un fonds pour financer les créances des marchands. Younited, le spécialiste des crédits à la consommation, entend renforcer son offre de paiement différé à destination des marchands grâce à sa dernière levée de fonds.

Pour espérer se frayer une place sur ce marché, Finfrog s'appuie sur une méthode de scoring en interne. "On a cinq ans d'expérience dans le secteur. Cela nous a permis de développer notre propre technologie de scoring", indique Riadh Alimi. Concrètement, la start-up s'appuie sur l'open banking et la directive sur les services de paiement (DSP2). "Cela nous permet d'octroyer un crédit de manière sécurisé en mettant en place un mandat de prélèvement qui soit pérenne dans le temps", résume le CEO.

Des remboursements échelonnés sur 24 mois
Pour l'heure la jeune pousse n'a pas souhaité communiquer sur les commissions qu'elle prévoit de récolter à chaque transaction. "On a une grille tarifaire compétitive qui va dépendre du montant de l'emprunt et de la durée de remboursement", glisse Riadh Alimi. La part récupérée par Finfrog démarrera toutefois "à partir de 3% pour des financements en 3 ou 4 fois et ensuite, plus le montant et la durée sont importants, plus la commission sera élevée", explique le fondateur.

Cette solution à destination des professionnels du commerce vient étoffer son activité BtoB composée de prêts à des professionnels et notamment des personnes en free-lance. Riadh Alimi espère que cette nouvelle offre représente "20 à 25% de l'activité BtoB de Finfrog d'ici à 12 mois". À terme, "ce service va nous amener à nous exporter vers l'international, ou du moins en Europe, pour accompagner nos clients commerçants et e-commerçants qui sont déjà disponibles sur toutes les géographies européennes ou prévoient de s'y étendre", ajoute-t-il.

La start-up ambitionne également de diversifier son offre en proposant davantage de solutions de fractionnement du paiement. Finfrog, qui propose déjà des remboursements échelonnés sur 24 mois pour certains de ses partenaires, devrait proposer cela de manière plus généralisée. "Les montants et les durées sont des paramètres qu'on calibre au cas par cas", conclu Riadh Alimi.

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.