[Fintech] La néobanque PayTrip lance sa carte prépayée

La start-up orléanaise PayTrip lance ce vendredi 15 mars 2019 son portefeuille électronique partagé après avoir levé un million d'euros en janvier. Les précisions de Bennaceur Kasbi, son fondateur.

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[Fintech] La néobanque PayTrip lance sa carte prépayée
Bennaceur Kasbi, fondateur de PayTrip.

Où on veut, quand on veut. Pour appliquer ce mantra du numérique à l'argent et aux échanges financiers, Bennaceur Kasbi a fondé PayTrip en 2017. Lorsqu'il habitait Versailles, cet ingénieur d'origine marocaine a longtemps adressé des mandats à ses parents restés à Casablanca. "Les commissions sont dissuasives, et les taux de change entraînent des coûts cachés. A l'autre bout, cela suppose un retrait en liquide pas toujours sécurisé. J'ai voulu faciliter la transaction, la rendre plus sûre et transparente", résume cet ancien d'IBM. Avec deux anciens collègues, il imagine une solution inspirée des cartes bancaires prépayées qu'utilisent les adolescents.

Un marché de 7 à 10 milliards d'euros par an

Le titulaire du compte recharge jusqu'à quatre cartes de paiement, dont la sienne. L'activation de la carte est déclenchée par un code PIN. Pour sécuriser l'inscription, Pay Trip a développé un module en deep learning, couplé à de l'intelligence artificielle : celui-ci reconnaît et valide les pièces justificatives requises, dont une photo d'identité prise au téléphone, afin d'ouvrir un compte. "Si tout coïncide, il ne faut que 5 minutes pour télécharger les documents et ouvrir le compte", assure Bennaceur Kasbi. Le modèle économique est basé sur un abonnement à partir de 3,49 euros par mois.

PayTrip a été incubée par le Village by CA du Lab'O à Orléans et par le programme HEC Challenge+. La start-up a opté pour une solution Mastercard, la marque de la société Prepaid Financial Services (FPS). La carte est fabriquée par Gem+, et les fonds sont garantis par Barclays.

En janvier 2019, Pay Trip a levé 1 million d'euros auprès d'investisseurs privés et de banques, dont Bpifrance. La première permet le lancement commercial en France et en Belgique, pour deux types de clientèles : les résidents européens d'origine africaine et les familles qui veulent mettre de l'argent à la disposition de leurs enfants sans ouvrir un compte. "Le marché des transferts d'argent des particuliers de la France vers l'Afrique est estimé entre 7 et 10 milliards d'euros par an", expose Bennaceur Kasbi, qui se contenterait bien de quelques pour-cents. Une deuxième levée de fonds est déjà à l'étude.

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