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[Fintech R.Evolution] La regtech Neuroprofiler gamifie le profilage du risque

A l’occasion de la Fintech R.Evolution, événement qui se déroulait à Station F le 9 avril, la regtech Neuroprofiler a présenté à L’Usine Digitale son outil de profilage du risque. Basé sur les derniers concepts de finance comportementale et du machine learning, il permet aux banques de se mettre rapidement en conformité et de suivre les évolutions de leurs clients tout au long de l’année.

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La regtech Neuroprofiler gamifie le profilage du risque
[Fintech R.Evolution] La regtech Neuroprofiler gamifie le profilage du risque © Neuroprofiler

Afin de protéger les investisseurs, les régulateurs ont imposé aux intermédiaires, comme les banques, de dresser le profil de risque de leurs clients avant de les autoriser à investir. Pour cela, les conseillers font remplir aux potentiels investisseurs des questionnaires permettant d’évaluer leur connaissance du milieu. Ce sont ces documents, longs et fastidieux, que la regtech Neuroprofiler a souhaité remplacer par un jeu ludique et simple, disponible en ligne.

 

Basé sur un algorithme adaptatif et la "Prospect theory", l’un des derniers concepts de finance comportementale, nobélisé à deux reprises, "ce jeu se présente sous la forme d’un petit questionnaire ludique et interactif qui permet aux conseillers de mieux évaluer le profil risque de leur clients, de leur adresser automatiquement des recommandations de produits et de prédire leurs comportements", explique Tiphaine Saltini, cofondatrice de la start-up. La tolérance à la perte, l’appétit au gain… sont évalués grâce aux concepts de finance comportementale, quand l’algorithme d’apprentissage améliore sans cesse la finesse de prédiction des profils de risque. Aujourd’hui, Neuroprofiler permet déjà de distinguer entre plus d’un million de profils différents.

 

15 minutes pour se mettre en conformité, contre une heure de manière traditionnelle

En automatisant et simplifiant le procédé, Neuroprofiler permet également aux conseillers de gagner du temps. "Il faut désormais 15 minutes environ aux conseillers pour connaître le profil de leurs clients, contre une heure de manière traditionnelle", souligne Tiphaine Saltini. La solution leur permet aussi d’obtenir un suivi plus précis de leur clientèle : "en temps normal, la réglementation impose aux banques de reprofiler leurs clients tous les deux ans afin de suivre l’évolution de leurs connaissances", explique la responsable. Dans ce délai, les conseillers ne peuvent orienter leurs clients vers de nouveaux produits, plus périlleux, même si entre-temps leur aptitudes à les gérer se sont améliorées. 

 

"Désormais, Neuroprofiler permet au client de se former en ligne, à tout moment, afin de pouvoir investir dans un fond qui lui était déconseillé au vu de son expertise dans le domaine", poursuit la dirigeante. Il suffit au client de cliquer sur l’option "Me former", placée à côté du produit actuellement déconseillé, pour qu’il accède à une plateforme de e-learning complémentaire qui lui explique, via de courtes vidéos et des articles plus fournis, les enjeux d’un tel l’investissement.

 

En fin de parcours, un quiz lui est proposé. S’il le réussit, le client accède alors au produit et son conseiller en est automatiquement averti. De telles mises à jour peuvent se faire tout au long de l’année, permettant ainsi aux banques d’élargir rapidement la gamme de produits financiers à proposer à leurs clients.

 

7 000 clients déjà profilés

Proposée sous forme de plateforme SaaS et d’API, la solution peut être intégrée en marque blanche. Elle intéresse aussi bien les conseillers en gestion de patrimoine indépendants que les grands groupes. Neuroprofiler est déjà déployée chez 6 partenaires, dont la Geneva Swiss bank et la société de gestion suisse Notz stucki. Des projets pilotes ont également été lancés chez ING, Allianz, Société générale, la BNP et la BCPE. En un an, près de 7 000 clients ont déjà été profilés.

 

Incubée au Swave, la société de 8 personnes a déjà effectué une première levée de fonds de 500 000 euros en 2017. Elle prépare actuellement un second tour qui doit lui permettre de s’internationaliser, notamment aux Etats-Unis et en Asie, des marchés prometteurs.

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