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[Food Tech] epicery, des produits frais des commerçants de quartier en moins d’1h à domicile

mis à jour le 01 décembre 2016 à 12H23
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Lancée le 14 octobre 2016, Epicery fait partie de ses start-up de la food tech qui parient sur la livraison express de produits frais et de qualité. Mais à la différence d’Amazon, elle promet de livrer à domicile et en moins d’une heure les produits des artisans de bouche et des petits commerces. Quelques semaines après son lancement, Edouard Morhange, son co-fondateur, dresse un premier bilan plutôt optimiste et envisage déjà son développement hors de Paris.

Epicery, des produits frais des commerçants de quartier en moins d’1h à domicile
Elsa Hermal et Edouard Morhange, co-fondateurs epicery © epicery

Une côte de bœuf préparée par son boucher préféré, des cèpes du meilleur primeur du coin, un Beaufort d’Alpage de son fromager et une bouteille de Margaux du caviste du quartier… Le tout livré en même temps et dans l’heure à la maison. C’est désormais possible avec epicery. Lancée par Elsa Hermal et Edouard Morhange le 4 octobre 2016, la start-up livre en moins d’une heure et à domicile les produits frais des artisans-commerçants alimentaires situés dans un rayon de trois kilomètres autour de l’adresse du client.
 

epicery souhaite ainsi digitaliser les artisans de bouche et les petits commerces de quartier mais aussi développer leur chiffre d’affaires au-delà des jours habituels. Edouard Morhange explique : "Cela permet à des familles qui n’ont pas le temps d’aller chez leurs commerçants en semaine de se faire livrer des produits de qualité en dehors du week-end, mais aussi à d’attirer de nouveaux consommateurs". Et d’ajouter : "Sur la première estimation, on pense que l’on peut fournir 30% de chiffre d’affaires additionnel au commerçant, à la fois sur la répétition en semaine mais aussi sur l’apport de nouveaux consommateurs".

 

Des petits commerçants prêts à se digitaliser

Fromager, poissonnier, boucher, pâtissier, boulanger, épicier, primeur, caviste… Tous les commerces de bouche sont concernés. epicery leur fournit gratuitement une tablette, une imprimante, les prises de vue de leur produit, l'accès à la plateforme et la connexion à Internet le cas échéant. En contre-partie, la start-up se rémunère à hauteur de 25% du volume d’affaires effectué via le service. "On reverse  aux commerçants le chiffre d’affaires généré tous les quinze jours", précise le co-fondateur. "Ils sont beaucoup plus prêts que ce que l'on aurait pu craindre", se réjouit Edouard Morhange. Ils voient des services se développer dans la food tech, dans les VTC... Soit ils montent dans le train du digital et offrent une qualité de service... soit ils risquent de disparaître". Pour les convaincre et les recruter, une petit équipe d'account manager sillonnent Paris. Au total, 180 commerçants parisiens ont déjà signé.
 

A ce jour, le panier moyen est de l’ordre de 60 euros pour un peu plus d’une dizaine de commandes par jour. Mais Edouard Morhange est optimiste : "L’usage s’installe et les gens qui ont commencé à utiliser le service reviennent. La première commande est souvent de l’ordre de 25 à 30 euros, et dans les semaines qui suivent le panier grimpe à 80-100 euros." La cible : "des familles relativement aisées qui ont pris l’habitude de se faire livrer des packs d’eau, des couches… et achètent des produits frais et de qualité chez les commerçants de quartier le week-end". D'où un premier lancement dans des arrondissements bien ciblés du centre et de l'Ouest parisien. Objectif : dépasser les 1000 commandes par jour sur Paris au premier semestre 2017.

 

Une logistique sous-traitée

A l’inverse de Frichti, Epicery a choisi de se libérer de la gestion des stocks et de la logistique : "Nous nous appuyons sur les commerçants pour garantir des produits frais et sur des partenaires spécialistes de la livraison. C’est également un moyen pour nous d’être souple et de ne pas avoir à gérer les pics d’affluence ou les creux", indique Edouard Morhange.  La start-up s’est entourée de partenaires logistiques comme Stuart et en cours de discussion avec Deliver.ee. A vélo, en voiture ou à pied… Epicery souhaite en effet utiliser tous les modes de livraison en fonction du type de produits livré. Pour le lancement, le coût de livraison est offert, et ce jusqu’aux fêtes de fin d’année, mais il sera de l’ordre de 3,90 euros par commande, avec un surcoût lorsque la commande concerne plusieurs commerçants.

 

Des soutiens de choix

Pour son lancement, Epicery a levé 800 000 euros. Xavier Niel, Jean-David Blanc, Michael Benabou, Marc Menasé... les cofondateurs ont su s'entourer de grands investisseurs. "Le projet epicery m'a enthousiasmé grâce à son  équipe et l'approche physique et digital. J'aime les projets qui aident les gens à se nourrir de manière qualitative, simple, tout en gagnant du temps et en mettant en valeur les artisans des métiers de bouche", déclare Michael Benabou, co-fondateur de vente-privée.com. Et Marc Menasé, fondateur de Menlook, de poursuivre : "epicery est un projet ambitieux qui a pris en compte les difficultés d'un marché du frais, en le rendant plus simple, plus rapide et plus humain. Autant d'atouts pour séduire le consommateur final".

 

Vers un déploiement en France et à l'international

Si le service est uniquement proposé à Paris pour le moment, Epicery devrait se développer dans les semaines à venir à Boulogne-Billancourt, Levallois-Perret et Neuilly-sur-Seine… Des villes bien choisies pour leur pouvoir d’achat. Les co-fondateurs envisagent aussi déjà de se déployer dans d’autres grandes villes dès le premier semestre 2017. A Lyon pour commencer et sans doute aussi à Bordeaux. Dans un second temps, l’ouverture vers d’autres villes à l’international, comme Milan, Madrid, Barcelone ou Rome, est également au programme. Un service de Clic & Collect devrait aussi rapidement voir le jour.

Pour 2017, les co-fondateurs visent un chiffre d'affaires d'environ deux millions d'euros, soit une marge d'un peu plus de 600 000 euros. En attendant, une appli mobile sera lancée sur iOs et Androïd dès le 8 décembre 2016. Histoire d’avoir tous les outils en main pour les fêtes de fin d’année.

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