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[Foodtech] Quitoque lève 4 millions d'euros pour s'imposer dans l'e-commerce alimentaire

Levée de fonds La start-up parisienne Quitoque vient de boucler un second tour de table de 4 millions d'euros. Cet argent frais sera notamment investi pour renforcer son expertise logistique. La jeune pousse expédie chaque semaine 120 tonnes de produits frais. Elle entend, à terme, devenir une solide alternative aux courses alimentaires traditionnelles.

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Quitoque lève 4 millions d'euros pour s'imposer dans l'e-commerce alimentaire
[Foodtech] Quitoque lève 4 millions d'euros pour s'imposer dans l'e-commerce alimentaire © Quitoque

Et de deux pour Quitoque. Après une première levée de fonds de 1,5 million d'euros il y a un an et demi, la start-up parisienne qui livre à domicile des paniers repas à cuisiner vient de boucler un deuxième tour de table. Montant : 4 millions d'euros. L'opération a été menée auprès des fonds 360 Capital, ISAI, NCI et de plusieurs business angels.

 

Fondée en 2014, la jeune entreprise propose de livrer, une fois par semaine, un panier alimentaire couplé à des fiches recettes, correspondant à 4 ou 5 repas. Différentes formules sont proposées. La version famille est commercialisée 109 euros et correspond à cinq repas pour cinq personnes. Les paniers comprennent des produits d'épicerie, de la viande, du poisson et des fruits et légumes. Les produits de crèmerie sont bios, les fruits et légumes de saison (pas de tomates en hiver, donc) et l'approvisionnement se fait au maximum sur le marché français. "La proposition de Quitoque, c'est de manger sainement au quotidien, sans contrainte", résume Etienne Boix, cofondateur de la start-up.

 

120 tonnes de produits frais expédiés chaque semaine

Quitoque revendique aujourd'hui 100 000 repas livrés par semaine dans toute la France. "C'est dix fois plus qu'il y a un an", tient à souligner le cofondateur de la start-up, qui compte désormais 50 collaborateurs, contre trois il y a 18 mois. Pour déployer son service sur l'ensemble de l'Hexagone, Quitoque a mis l'accent sur la logistique. "La supply chain est le facteur clé du succès de notre business. Nous avons développé une expertise en interne mais avons aussi noué des partenariats avec des transporteurs pour livrer partout en France des produits frais sans casser la chaîne du froid", détaille Etienne Boix.

 

L'expertise interne repose notamment sur la plate-forme de préparation de commandes (la start-up dispose en région parisienne d'un entrepôt de 2000 mètres carrés) et sur la conception et le développement de logiciels maison pour piloter cette partie logistique. La préparation d'une commande ne prendrait ainsi pas plus de cinq minutes. "Nous sommes 10 fois plus efficaces qu'un e-commerçant alimentaire traditionnel", se vante le CEO. Résultat, la start-up serait capable d'expédier chaque semaine 120 tonnes de produits frais avec la livraison offerte.

 

Une alternative aux courses alimentaires

Avec les fonds levés, Quitoque entend investir, de nouveau, dans les outils techniques et la supply chain. "Le premier objectif est d'absorber la demande et, le second, c'est d'aller plus loin dans l'offre", explique Etienne Boix. A terme, Quitoque prévoit ainsi d'élargir sa gamme de produits avec des articles pour le petit déjeuner par exemple. Le développement à l'international, en revanche, n'est pas à l'ordre du jour et pour l'heure la jeune pousse entend se focaliser sur l'alimentaire.

 

"Nous voulons nous positionner comme une alternative aux courses alimentaires traditionnelles. Notre principal concurrent, c'est la grande distribution", assure Etienne Boix. "Nous ne sommes pas du tout sur le créneau du plat préparé que l'on commande à la dernière minute au moment où l'on a faim", poursuit-il. Ambitieuse, la start-up entend devenir "très rapidement l'un des acteurs majeurs du e-commerce alimentaire". En France d'autres jeunes pousses entendent se faire une place sur ce marché, c'est le cas de Foodette et de Recettes et cabas. "Cette concurrence est saine et on la voit d'un bon œil. Nous sommes actuellement dans une démarche d'évengalisation. La différence se fera sur la qualité de l'offre proposée", assure l'entrepreneur, qui prévoit de doubler le nombre de repas livrés d'ici la fin de l'année.

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