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Ford s’implante un peu plus dans la Silicon Valley avec un nouveau centre R&D

Le constructeur américain Ford étoffe sa présence dans la Silicon Valley en ouvrant un nouveau centre de R&D à Palo Alto (Californie), dédié à la mobilité de demain, du véhicule autonome à l’interface homme-machine.
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Ford s’implante un peu plus dans la Silicon Valley avec un nouveau centre R&D
Ford s’implante un peu plus dans la Silicon Valley avec un nouveau centre R&D © Flickr c.c. @CG Hughes

Ford confirme sa réputation de constructeur numérique en ouvrant un centre de R&D à Palo Alto, en Californie. "Ce nouveau centre de recherche témoigne de l’engagement de Ford à faire partie de l’écosystème de l’innovation de la Silicon Valley", a rappelé son patron Mark Fields, la semaine dernière, lors de l’annonce officielle.

Troisième centre majeur

Le centre réunira 125 chercheurs qui travailleront des technologies directement influencées par l’usage des smartphones et tablettes : l’interface homme-machine, les services de covoiturage ou encore le véhicule autonome. Les centres de recherche de Ford à Dearborn, près de Détroit (Etats-Unis), et Aix-La-Chapelle (Allemagne) travaillent déjà sur des sujets similaires, le centre californien deviendra le troisième laboratoire de recherche majeur de Ford. 

C’est à Dearborn que Ford teste ainsi depuis plusieurs mois "Big Data Drive", un des 25 projets du "Smart Mobility Program". Les voitures de plusieurs employés sont équipées de boitiers qui recensent toutes les données émises par les ordinateurs du véhicule. "Les boîtiers récoltent 25 gigaoctets d’informations par heure", expliquait récemment Raj Nair, directeur technique de Ford, au CES de Las Vegas. Avec ces données, le constructeur souhaite à la fois produire des véhicules qui conviennent mieux aux usages et attentes des clients, mais surtout, leur apporter des informations pour améliorer le temps passé au volant. "Toutes ces données servent à créer des modèles de circulation de nos employés. En décalant leurs horaires, on peut par exemple diminuer leur temps de transport en évitant les bouchons", ajoutait alors Raj Nair.

Développer des partenariats

Les installations de Ford dans la Silicon Valley doivent justement lui donner accès aux experts de ces nouveaux services. "Je passe beaucoup de temps en Californie, pas seulement pour apprendre, mais aussi pour établir une relation avec la communauté high-tech et développer de nouveaux partenariats", a confié au CES de Las Vegas Mark Fields début janvier. De fait, Ford a déjà beaucoup appris. Mi-2012, le groupe avait en effet ouvert un bureau de veille, qui l’a amené à adopter l’open source en 2013. 

Ford est ainsi l’un des premiers à avoir ouvert sa plate-forme, pour "proposer à des développeurs tiers de mettre au point des modules complémentaires pour les automobiles", expliquait alors le directeur du centre TJ Jiuli, parti depuis travailler... dans une entreprise de la Silicon Valley ! Idem pour l’ancien patron Alan Mulally, parti chez Microsoft.

Véhicule autonome

Ford n’a pas seulement fait entrer internet puis le smartphone dans la voiture. Le constructeur adopte aussi les pratiques et process d’organisation et de management de la Silicon Valley, aussi bien dans le développement des produits que dans son organisation internet. Avec le "Smart Mobility Program" présenté le mois dernier, Ford a franchi un pas et veut être plus qu’un constructeur automobile : un fournisseur de mobilité. 

Le centre de R&D de Palo Alto testera par exemple la conduite de véhicules situés à des milliers de kilomètres, via une connexion LTE 4G. Cette technologie servira à développer des services d’auto-partage et pourra enrichir le projet de véhicule autonome de Ford. Une Fusion hybride autonome sera ainsi confiée à Stanford, situé à quelques kilomètres du nouveau centre, afin de tester des algorythmes mis au point par les chercheurs de l’université.

Pauline Ducamp

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