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Founders Future réunit 50 millions d’euros pour structurer les projets et l'écosystème Tech for Good

Levée de fonds Créé en 2018, Founders Future a été conçu pour apporter le capital financier et l’expertise humaine à des start-up en amorçage. Après de très beaux succès, comme ceux des pépites du secteur alimentaire Yuka et La Fourche, le venture studio veut prolonger son engagement de Tech For Good et faire de son portefeuille le miroir des exigences des consommateurs d'aujourd'hui. Les précisions de son initiateur, le serial entrepreneur Marc Ménasé.
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Founders Future réunit 50 millions d’euros pour structurer les projets et l'écosystème Tech for Good
De gauche à droite : Sarah Corne, Valentine Baudouin et Marc Menasé. © Geoffroy Lasne

Founders Future, le venture studio intervenant en Seed et Série A, a annoncé lundi 15 février une nouvelle levée de fonds supplémentaire de 50 millions d’euros qui doit être clôturée d’ici la fin de l’année 2021. Pour rappel, ce fonds d'entrepreneurs est constitué d'une trentaine d'associés, parmi lesquels Michael Benabou (Financière Saint James), Thierry Gillier (Zadig & Voltaire) ou encore Bris Rocher (Yves Rocher).

Une approche qui combine soutien financier et accompagnement humain
Lancé par Marc Ménasé, entrepreneur (Menlook...), business angel (Epicery, Memo Bank...) et passionné d’innovation, Founders Future est né il y a 3 ans d’un constat, ou plutôt d’une frustration. De nombreux partenaires financiers investissent dans les start-up sans disposer du temps nécessaire pour leur proposer un accompagnement complet. D’où l’idée de professionnaliser cette démarche d’accompagnement. "L’approche d’un fonds est financière et il veut investir le plus tôt possible… A un moment où plein de choses ne sont pas encore assez avancées chez les start-up", regrette-t-il.

Conçu comme une structure de Mega Angels, Founders Future vise donc à apporter à ses start-up le capital financier d’un fonds d’investissement et le capital humain d’un startup studio. Son objectif est d’aider les entrepreneurs à créer la colonne vertébrale de leur business dans leurs premières années d’existence. La méthode consiste à rôder la jeune pousse durant 12 à 18 mois pendant lesquels l’accent est mis sur l’étude du marché, le business development, la structuration des ventes et des équipes. "Le produit doit rencontrer son public mais il faut aussi porter une attention particulière aux talents", insiste Marc Ménasé, qui poursuit : "Injecter des millions, c’est à la fois beaucoup et peu lorsque l’on sait que l’on a en face de soi les Gafam".

Des secteurs en pleine transformation face à des consommateurs en quête de transparence
Pour le moment, la recette est couronnée de succès. Très impliqué dans la transformation de secteurs comme le retail, l’alimentaire, le travail et la santé, Founders Future a contribué au succès de Yuka, Lydia, Waterdrop (Autriche), B Next (Espagne), Ezra (Etats-Unis), ou Taster (Grande-Bretagne). "Ces secteurs ont subi de la défiance de la part des consommateurs, et il y a donc de fortes attentes, notamment en matière de transparence, envers le monde de l’entreprenariat", souligne Marc Ménasé.

Yuka, pour ne citer qu’elle, a entraîné non seulement un véritable enthousiasme de la part des consommateurs, mais elle a aussi bousculé les acteurs de l’agroalimentaire, poussant certains comme à améliorer la recette des leurs produits. Autre réussite, La Fourche, l’épicerie en ligne spécialisée dans les produits bio, ou encore Zenride, pionnier français du vélo de fonction.

Ces convictions, dopées par "un moteur entrepreneurial qui impose ces marques de façon massive et mobilise des fonds", Marc Ménasé veut désormais les placer au cœur de Founders Future. Economie circulaire, nouveaux modèles de production alimentaires, futur du packaging et de la livraison, nouvelles mobilités ou encore biomatériaux, l’objectif est de "soutenir les hommes et les femmes qui participent à l’essor de nouveaux modèles, poursuit-il. Nous avons vu en 2019 un changement profond dans les entreprises qui nous contactent". Alors que plusieurs centaines de dossiers sont reçus chaque mois, les start-up "n’envisagent désormais plus de lancer un produit ou un service sans une dimension Tech for Good". Des entrepreneurs à mission pour lesquels ces valeurs sont même perçues "comme un avantage concurrentiel" ajoute-t-il.

1 000 emplois en moins de 24 mois
Après avoir mené un POC et recruté une équipe dédiée à l’accompagnement opérationnel – dont Sarah Corne, ex Ulule et Valentine Baudouin – l’entité hybride précise avoir réuni à date 40% des 50 millions visés. L’objectif est d’utiliser ces fonds pour financer ces nouveaux secteurs à fort impact et potentiel de transformation dans les années à venir. "Le marché est en demande d’entreprises et de produits qui font bouger les lignes et qui opèrent de manière plus respectueuse", insiste Marc Ménasé. "Avec cette nouvelle enveloppe, nous souhaitons faciliter le passage à l’échelle de ces entreprises à mission et accélérer le changement", ajoute Sarah Corne.

Depuis sa création, le fonds a déjà investi 60 millions d’euros, pour 45 opérations, dont 60% à l'international, et a favorisé la création de 1 000 emplois en moins de 24 mois. A moyen terme, Founders Future veut structurer une communauté et faire bouger les lignes. La structure espère capitaliser sur ses premiers succès pour créer des synergies avec les prochaines pépites.

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