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François Hollande dénonce le racisme et l'antisémitisme sur les réseaux sociaux

Actus Reuters Le président François Hollande s'est élevé mercredi contre la diffusion de messages à caractère raciste et antisémite sur les réseaux sociaux, affirmant que leurs auteurs auraient des comptes à rendre la justice. De son côté, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a annoncé qu'elle attaquait au pénal Twitter et son président Dick Costolo pour ne pas avoir répondu à la demande de la justice française d'identifier les auteurs de tweets antisémites.
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Lors du 28e dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France, le chef de l'Etat français a dénoncé ces agissements, notamment constatés sur Twitter, qui ont conduit des tribunaux à enjoindre aux réseaux sociaux de transmettre les données permettant d'identifier les auteurs de ces messages.

"Parce que c'est trop simple : on peut se maquiller, se masquer, on peut emprunter des noms de circonstance pour proférer des insultes", a fait remarquer François Hollande.

"La garde des Sceaux se chargera de faire exécuter ces jugements car il ne peut pas y avoir d'impunité pour les auteurs racistes et antisémites", a-t-il ajouté. "Ils doivent savoir (...) qu'il seront poursuivis et condamnés pour leurs agissements".

Aux yeux du président français, "l'antisémitisme n'est pas seulement la haine des juifs. Il est la détestation de la France".

Dans son discours, qui répondait à celui du président du Crif, Richard Prasquier, le chef de l'Etat est revenu sur les assassinats de Toulouse et Montauban de mars 2012, qui ont vu un jeune Toulousain, Mohamed Merah, tuer sept personnes, dont trois enfants dans une école juive.

"Pour la communauté juive, comme pour la République tout entière, il y a et il y aura un avant et un après Toulouse. C'est pourquoi j'ai voulu que soient tirées toutes les leçons de cette tragédie", a dit le président, qui a participé à une cérémonie du souvenir le week-end dernier dans la Cité rose.

Pour sa première participation au dîner annuel du Crif en tant que président de la République, François Hollande était accompagné par une partie du gouvernement, dont les ministres de la Justice, Christiane Taubira, et de l'Intérieur, Manuel Valls.

On pouvait reconnaître à sa table l'ancienne ministre Simone Veil et des responsables religieux comme le cardinal André Vingt-Trois.

L'ancien président Nicolas Sarkozy était absent, ce qu'ont regretté certains de ses soutiens comme le chanteur Enrico Macias.

"Oui, j'ai la nostalgie de Nicolas Sarkozy, pendant cinq ans il a tout le temps été présent, il nous a toujours bien protégé, mais enfin, la vie continue", a-t-il dit à la presse.

L'UEJF attaque Twitter au pénal

Dans le même temps, l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a annoncé qu'elle attaquait au pénal Twitter et son président Dick Costolo pour ne pas avoir répondu à la demande de la justice française d'identifier les auteurs de tweets antisémites.

Son association réclame quelque 38,5 millions d'euros qu'elle s'engage à reverser au Memorial de la Shoah, selon le texte de la citation directe à comparaître devant le tribunal correctionnel. Selon l'avocat de l'UEJF, Me Stéphane Lilti, la citation directe a été déposée mercredi. Twitter a annoncé qu'il allait faire appel ce jeudi.

Avec Reuters (Elizabeth Pineau)

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