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Free ne pourra pas utiliser d'équipements Huawei pour son réseau 5G

Vu ailleurs Free vient d'annoncer, à l'occasion de la présentation des résultats trimestriels de sa maison-mère Iliad, qu'il n'a pas été autorisé à déployer d'équipements Huawei pour son futur réseau 5G. L'opérateur dénonce "une rupture d'égalité" avec ses concurrents, SFR et Bouygues Telecom. 
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Free ne pourra pas utiliser d'équipements Huawei pour son réseau 5G
Dans le Free Center nouvellement ouvert à Tours, lundi 17 juin 2013. Les salariés Free, ont donné leur autorisation verabale pour les photos : Julien Trotignon, Katia Tazdaït, Erika Guillot (manager). Photograhies Cyril Chigot. © Cyril Chigot

Contrairement à ses concurrents Bouygues Telecom et SFR, l'opérateur Free n'a pas été autorisé par les autorités françaises à déployer d'équipements Huawei pour son futur réseau 5G. Annoncée en marge de la présentation des résultats trimestriels d'Iliad, cette interdiction provoque "une rupture d'égalité", d'après Thomas Reynaud, directeur général de la maison mère, cité par Le Figaro.

Free ne se reposera que sur Nokia
"Soit certains équipements sont considérés comme dangereux et personne ne peut les utiliser, soit ils ne sont pas considérés comme dangereux et ils peuvent être utilisés par les quatre opérateurs", a-t-il dénoncé. Résultat : Free ne peut s'appuyer que sur l'équipementier finlandais Nokia pour déployer ses réseaux 5G en France.

Bien que la France n'ait pas officiellement banni Huawei, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) restreint grandement les autorisations d'exploitation. "Les opérateurs qui n'utilisent pas Huawei, nous les incitons à ne pas y aller car c'est un peu le sens naturel des choses. Ceux qui l'utilisent déjà, nous délivrons des autorisations dont la durée varie entre trois et huit ans", détaillait Guillaume Poupard, le directeur du gendarme français de la cybersécurité, en juillet dernier. "Nous ne sommes pas dans du Huawei bashing, ni dans du racisme antichinois, Nous disons juste que le risque n’est pas le même avec des équipementiers européens, qu’avec des non-européens. Il ne faut pas se mentir", affirmait-il.

Plus récemment, Reuters révélait que les opérateurs français qui souhaitent acheter des équipements 5G à Huawei ne pourront pas obtenir de prolongation des autorisations préalablement accordées. Par conséquent, l'équipementier chinois serait évincé progressivement des réseaux 5G en France.

Bouygues Telecom subit les restrictions pesant sur Huawei
Mais Free n'est pas le seul opérateur à subir les conséquences de cette restriction vis-à-vis de Huawei. A la demande du gouvernement français, Bouygues Telecom va progressivement retirer 3000 antennes relais pour la téléphonie mobile fabriquées par le géant chinois et implantées dans des zones denses en France d'ici à 2028. Face à la position de l'Hexagone, l'opérateur souhaite recevoir une compensation financière et vient d'introduire un recours en ce sens devant le Conseil d'Etat.

Interrogé à ce sujet par Les Echos, le secrétaire d'Etat au numérique Cédric O révèle qu'il n'y aura pas de "négociations avec les opérateurs sur une compensation financière" pour le démontage des antennes Huawei.

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