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Free2Move, la nouvelle marque de PSA dédiée aux mobilités du XXIe siècle

Vidéo Après General Motors qui a lancé Maven, PSA annonce la création d'une marque dédiée aux nouvelles mobilités : Free2Move. Le groupe français va continuer à s'appuyer sur des start-up. Il annonce une prise de participation dans le spécialiste de l'autopartage Communauto, qui va l'aider à se lancer en Amérique du nord.

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Free2Move, la nouvelle marque de PSA dédiée aux mobilités du XXIe siècle
Free2Move, la nouvelle marque de PSA dédiée aux mobilités du XXIe siècle © Sylvain Arnulf - L'Usine Digitale

Une nouvelle marque pour un nouveau métier. Le groupe PSA a dévoilé ce 28 septembre la marque Free2Move, qui englobera toutes ses activités liées aux "nouvelles mobilités" : autopartage, gestion de flottes, services connectés, nouveaux modes de financement... Et bien d'autres services et usages qui restent encore à inventer. PSA vise, avec cette nouvelle activité (placée sous une Direction des services de mobilité transversale pilotée par Grégoire Olivier depuis le 1er septembre), un chiffre d'affaires de 300 millions d'euros à l'horizon 2021, année finale de son plan de transformation "Push to pass". "C'est très modeste, quand on considère que cette même année, nous visons un chiffre d'affaires de 60 milliards d'euros", reconnaît Carlos Tavarès, le patron de PSA. "Notre démarche est placée sous le signe de l'humilité", ajoute le dirigeant.

 

investissement dans le québécois communauto

PSA continue de construire un écosystème complet de partenaires dans les différents domaines des nouvelles mobilités. Après avoir investi dans Koolicar et Travelcar (le nouveau nom de TravelerCar), lancé un projet smart city avec IBM, signé un contrat avec TomTom pour la gestion de flottes connectées, le constructeur mise sur l'autopartage. Il annonce avoir investi dans la plate-forme canadienne Communauto, pionnier du secteur en Amérique du nord. C'est par son intermédiaire que PSA compte faire son retour sur le continent. D'autres prises de participation vont suivre : PSA dispose d'un fonds d'investissement doté de 100 millions d'euros. "Nous sommes dans une logique de dialogue constructif avec toutes les parties prenantes", résume le président du directoire.

Plus largement, avec Free2Move, PSA veut être un "apporteur de solutions" pour ses 15 millions de clients. "Nos propositions ne se limiteront pas à l'autopartage : il y a le financement, les pièces de rechange, les services, ventes de véhicules d'occasion…", détaille le patron. "Tout n'est pas absolument clair" sur le périmètre de la nouvelle marque, avoue-t-il, "mais il faut accepter que la proposition ne soit pas encore 100% claire à ce stade". L'important étant de se lancer au plus vite au risque de prendre du retard.

 

Changement du rapport à l'automobile

Ce qui est clair, pour le patron de PSA, c'est la vision défendue par le groupe. L'entreprise française a pris acte d' "une tendance sociétale" : "la fin de la voiture comme simple prolongement de soi." Celle-ci est désormais "un point de ralliement pour ses semblables". Un constat de bon sens, largement partagé. Mais PSA va plus loin en se sentant investi de la mission de protéger la "liberté de mouvement" de tous ses clients.

 

Une liberté confrontée à des "restrictions" et des "contraintes", souligne Carlos Tavarès, qui rappelle que les constructeurs ne sont pas les seuls à façonner la mobilité de demain. "J'appelle de mes vœux la possibilité de discuter d'une vision de long terme sur l'aménagement du territoire et la place des objets de mobilité dans la cité", en évoquant, parmi les facteurs à prendre en compte, "les questions environnementales, la saturation de l'espace urbain, l'empreinte au sol des objets de mobilité", mais aussi "les divergences de besoins entre zones urbaines et zones rurales." "On peut tout imaginer, du tout auto au zéro auto : nous ne sommes pas effrayés. Une entreprise qui a presque disparu il y a trois ans s'est débarrassé de la peur", assure le patron.

 

Toujours un besoin d'auto

A moyen terme en tout cas, quels que soient les grands choix politiques et de société en matière de mobilité, Carlos Tavarès ne voit pas la production automobile reculer. "Les objets de mobiluité seront partagés et utilisés de façon plus intense, il faudra donc les remplacer plus fréquemment", prophétise-t-il. Et quand bien même le besoin en voitures diminuerait, le besoin de mobilité augmenterait toujours. PSA pense avoir anticipé ce virage avec sa stratégie et sa nouvelle marque. Rendez-vous en 2021 pour les premiers résultats.

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