Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Freescale à Toulouse : le plan de reclassement se met en route

Social
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Depuis le 8 septembre, le site toulousain de Freescale (1 550 salariés) tourne au ralenti. Un mouvement de grève illimité, touchant principalement les opérateurs de production, a été décidé, face au risque de licenciements qui se précise sur le site. Une réunion entre la direction et les organisations syndicales est prévue le 2 octobre pour envisager des adaptations sur  les mesures proposées aux personnels de production.

En avril dernier, la direction du groupe annonçait coup sur coup l’arrêt d’ici la fin de l’année, au niveau mondial, de l’activité communication (produits utilisés dans la téléphonie), ce qui concerne directement 236 emplois de cadres et ingénieurs à Toulouse et l’arrêt des activités de production du site de Toulouse, programmé pour fin 2011, avec la suppression à cet horizon de quelque 800 postes. Il resterait alors sur Toulouse, entre 500 et 600 postes de R&D.

Depuis le printemps dernier, la direction du site toulousain multiplie les initiatives pour favoriser le reclassement des salariés concernés. Le cabinet de reclassement DBM, avec une équipe d’une quinzaine de personnes, assure une permanence sur site. Des accords spécifiques portant sur la formation des personnels ont été signés, des contacts avec des entreprises du bassin d’emplois toulousain sont engagés pour recenser des besoins en personnel et des discussions portent sur une reprise éventuelle d’une partie de l’activité. Un PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) a été ouvert le 3 août.

Denis Blanc, directeur du site de Toulouse, avance des premiers chiffres  : 16 postes ont été ouverts en interne dans d’autres divisions du site de Toulouse, une quarantaine d’employés aurait déjà retrouvée un poste en extérieur, une cinquantaine s’engage dans un programme de formation, le cabinet de reclassement aurait en portefeuille plus de 200 offres d’emploi adaptées aux profils des personnels concernés et le CE a été informé de « progrès encourageants » dans les discussions avec un partenaire susceptible de reprendre 50 à 80 personnes de la division communication, avec maintien de cette activité sur Toulouse.

« Concernant l’activité communication, nous espérons ainsi, d’ici la fin de l’année, réduire le nombre de licenciements en dessous de la barre des 100 personnes », souligne aujourd’hui Denis Blanc.

De notre correspondante en Midi-Pyrénées, Marina Angel

ATTENTION ! L'édition 2009-2010 de « L'ATLAS DES USINES » sortira début octobre. Ce hors-série annuel de « L'Usine Nouvelle » proposera le classement de 3 753 sites de production de plus de 80 salariés implantés en France. Vous pouvez déjà le commander à notre librairie en ligne en cliquant ici.

 

 
media