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Freescale : l'inspection du travail refuserait le licenciement des salariés protégés

D'après le syndicat CGT de l'usine de semi-conducteurs de Toulouse, l'inspection du travail validera dans les prochaines semaines sa décision de refuser les licenciements des 30 représentants du personnel en se fondant sur "le défaut de démonstration du motif économique".
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Freescale : l'inspection du travail refuserait le licenciement des salariés protégés
Freescale : l'inspection du travail refuserait le licenciement des salariés protégés

Quatre mois après la fermeture définitive de l'usine de semi-conducteurs Freescale de Toulouse, la CGT du site a fait savoir jeudi 29 novemebre que les licenciements pour motif économique des 30 salariés protégés - syndicalistes et représentants du personnel, ont été refusés par l'inspection du travail de Haute-Garonne.

En août dernier, la fermeture de l'atelier de production, qui employait encore 821 salariés en 2009, avait entraîné le licenciement de près de 400 personnes. Depuis trois ans et l'annonce de la direction de fermer le site, les salariés contestent cette décision. Pour la CGT, les nouveaux arguments apportés par la direction soutenant que sa compétitivité avait reculé depuis 2008 et que l'abandon de Toulouse la redresserait, "ne tiennent pas la route".

Selon le syndicat, l'inspectrice du travail a pris le 19 no

vembre "une décision de refus se fondant notamment sur le défaut de démonstration du motif économique" des licenciements, mais elle "se doit d'étudier des éléments d'information fournis en dernière minute" par la direction de l'usine.

Interrogé par l'AFP, la direction départementale du travail (Direccte) a confirmé que la procédure en était là et qu'il "serait prématuré de dire dans quel sens l'inspectrice se prononcera finalement". La décision devrait être rendue dans les prochaines semaines.

Si le refus des licenciements est confirmé, la direction devrait alors former un recours devant le ministre du Travail.

Le groupe américain maintient toujours son activité de R&D sur le site de Toulouse, avec 500 personnes salariées. Ils doivent élire ce vendredi leurs délégués du personnel et du comité d'entreprise.

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