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Freescale réorganise son site de Toulouse

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Le changement de raison sociale et de statut juridique de la branche semi-conducteurs de Motorola, ex-SPS sous le nom de Freescale Semiconductor, est effectif. Les difficultés rencontrées par le géant américain l'ont forcé à restructurer ses unités et à effectuer une sélection parmi ses produits.
Avec un chiffre d'affaire de 4,9 milliards de dollars et des sites dans plus de 25 pays, Freescale Semiconductor forme le dixième producteur mondial de puces électroniques.
La position stratégique du site de Toulouse n'est pas remise en cause. Une réorganisation du rythme de production s'effectuera néanmoins, en particulier avec le passage de 5 à 6 équipes hebdomadaires. De plus, 300 ingénieurs du secteur téléphonie mobile de Motorola, employés sur le site appartenant maintenant à Freescale, doivent changer de lieu de travail en 2005 (tout en restant sur le grand Toulouse). Mais ils demeurent, en attendant, sur le site de Freescale. Car bien que le changement raison sociale soit effectué, le processus qui en découle se situe sur le long terme, durant au moins un an. Il existe donc deux structures juridiques du groupe à Toulouse : Freescale semi-conducteurs France SAS (1.950 salariés) et Motorola SAS (300 salariés). La qualité de centre d'excellence mondial de Toulouse pour Freescale ne devrait pas subir de modification, en gardant son rôle moteur concernant la conception et la production de Smartmos (composants électriques) ainsi que la conception de plates-formes télécoms UMTS (une nouvelle génération de téléphones mobiles remplissant la fonction vidéo).
Le directeur de Freescale n'est autre que l'ancien patron d'IBM, Michel Mayer, ce qui marque, d'une part, la volonté de la filiale de Motorola de prendre de l'indépendance et, d'autre part, la nécessité du redressement économique de la firme. Elle doit par ailleurs être prochainement côtée en bourse, d'abord partiellement (bientôt à raison de 20 % de son capital) puis totalement (en octobre 2004), ce qui reflètera la santé économique de la firme.
Le groupe ne souhaite pas s'étendre à ce sujet, cette opération étant étroitement contrôlée par la Security and Exchange Commission, le gendarme américain de la bourse.
Léa Deffontaines

 
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