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Freescale Semiconductors fermera en partie son site toulousain

L'américain Freescale, spécialisé dans les semi-conducteurs, a annoncé hier soir son intention de fermer deux de ses usines dans le monde, dont une partie de son site toulousain en Haute-Garonne, qui emploie 1 700 personnes.
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Freescale Semiconductors fermera en partie son site toulousain
Freescale Semiconductors fermera en partie son site toulousain

A l'occasion de la publication de ses résultats trimestriels, le groupe a expliqué dans un communiqué avoir engagé une procédure de consultation du comité d'entreprise de son site toulousain.

Les syndicats de l'usine se sont dits stupéfaits par l'annonce de cette fermeture qui implique selon eux la suppression d'un millier d'emplois et ont fait savoir qu'une réunion de négociations aurait lieu vendredi.
1 700 personnes travaillent dans cette usine, dont 50 % d'ingénieurs et cadres. " Huit cents emplois sont menacés dans la production de semi-conducteurs et 250 dans le secteur de la téléphonie mobile ", a détaillé Pascal Canizares, délégué central UNSA. Depuis sept ans, le groupe américain dont nous dépendons n'investissait plus sur notre site toulousain", a renchéri Jean-Pierre Meertz, également délégué Unsa.
 
"Ces décisions devraient être mises en oeuvre d'ici la fin 2011", a précisé Freescale, l'ex-division de semi-conducteurs de Motorola, qui prévoit également de fermer deux sites, l'un en Ecosse et l'autre à Sendai, au Japon. Le groupe évalue à 200 millions de dollars (154 millions d'euros) les coûts de son plan de maintien de la compétitivité.

Le directeur général de Freescale France, Denis Blanc, a quant à lui tenu à préciser que contrairement aux sites écossais et japonais condamnés à la fermeture, le site de Toulouse garde sa R&D et bénéficie d'un délai de 3 ans pour reclasser le personnel concerné par l'arrêt de la production. Pour l'instant, personne ne parle de licenciement. « Les travaux de ces équipes de R&D pourraient avoir d'ici à 3 ans des premières retombées favorables, notamment dans le domaine des véhicules électriques, et pourraient contribuer à trouver des solutions pour une partie de l'outil industriel du site toulousain ». Prudent, il parle de quelques dizaine d'emplois.

De leurs côtés, l'ensemble des élus locaux ont réagi tout au long de la journée. Dans une mobilisation générale, Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, Pierre Izard, président du Conseil général de Haute-Garonne, et Pierre Cohen, maire de Toulouse, ont demandé, dès hier, à rencontrer dans un premier temps la direction Europe de l'entreprise et, dès que possible, à être reçus au siège américain du groupe, à Austin.




 

 
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