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Freescale Toulouse renforce son dispositif d’aide au reclassement

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La décision de reporter l’arrêt de la production du site de Toulouse de Freescale Semiconducteurs France de décembre 2011 à juin 2012, prise officiellement en octobre dernier, qui doit permettre de répondre aux besoins de certains clients de constituer des stocks, va être mise à profit pour mieux préparer le reclassement des effectifs concernés. Un reclassement anticipé de longue date, puisque c’est en avril 2009 que la direction américaine de Freescale Semiconductor annonçait en effet, coup sur coup, l’arrêt pour la fin 2009, au niveau mondial, de l’activité communication (produits utilisés dans la téléphonie), avec 236 postes de cadres et ingénieurs concernés à Toulouse et l’arrêt des activités de production du site de Toulouse, programmé initialement pour fin 2011 (et reporté à juin 2012), avec la suppression à cet horizon de 821 postes.

Resterait encore sur ce site de Toulouse, à cet horizon, une activité de R&D, spécialisée dans les domaines des circuits analogiques, des amplificateurs radiofréquences et des capteurs pour les secteurs automobile et grand public et qui occupe déjà près de 500 personnes. En 2011, le site toulousain a encore recruté 63 personnes, principalement des ingénieurs, pour conforter l’expertise de ses équipes de R&D. Pour les activités qui doivent être arrêtées, la direction a fait appel dès 2009 à un cabinet de reclassement qui assure depuis une permanence sur le site. « Depuis quelques semaines, nous avons décidé de renforcer encore ce dispositif d’accompagnement au reclassement », précise Denis Blanc, directeur du site toulousain, avant de présenter l’état d’avancement de ce dossier social, suivi de près par les élus locaux et les services de l’Etat. « Sur les 1 057 salariés concernés par les décisions prises en avril 2009, 470 ont trouvé une solution de reclassement et ont quitté la société et 226 sont engagés dans des formations de longues durées financées par l’entreprises », souligne Denis Blanc. Le tissu économique toulousain offre des opportunités, notamment dans le domaine de l’aéronautique.

Sur les 470 départs, 65 ont choisi de s’engager dans le création d’entreprises, avec à la clef la création de plus d’une cinquantaine de sociétés, que ce soit dans des activités de commerce, d’artisanat, mais aussi dans des domaines plus technologiques, notamment les TIC, dont à titre d’exemple, la société Sigfox, qui développe des activités de radiocommunication et qui emploie déjà une quinzaine de salariés.

Pour les salariés qui n’ont pas encore trouvé de solution, de nombreuses réunions d’information sont organisées, ainsi que des rencontres avec des entreprises du bassin d’emplois actuellement à la recherche de compétences. « Il n’y aura aucune notification de licenciement avant juin prochain » insiste Denis Blanc, qui précise par ailleurs que les salariés qui n’auront pas encore quitté la société à cette date, seront encore supportés par un congé de reclassement jusqu’en mars 2013.

 

 
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