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Freescale vendrait les équipements de son usine de Toulouse à des Chinois

Les 800 machines de l’usine de Freescale à Toulouse (Haute-Garonne), fermée depuis août dernier, sont en cours de démontage. Ils seraient à 85% vendus à une entreprise chinoise. La CGT dénonce une délocalisation déguisée.
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Freescale vendrait les équipements de son usine de Toulouse à des Chinois
Freescale vendrait les équipements de son usine de Toulouse à des Chinois

Après la fermeture, la vente des équipements. L’usine de Freescale à Toulouse, dont la production a été définitivement arrêtée le 10 août 2012, aborde la seconde phase de sa fermeture. Plus de 800 machines sont en cours de démontage et de vente. Problème, 85% d’entre elles vont être vendues à une entreprise chinoise. "Au départ, les équipements de production devraient être vendus sur le marché de l’occasion ou de la casse via des brokers. Nous découvrons maintenant qu’elles vont être cédées à des Chinois, qui vont les utiliser pour monter la même usine que celle fermée par Freescale à Toulouse", s’étonne un porte-parole de la CGT de Freescale.

S’agit-il d’un transfert de machines à une entreprise chinoise auprès de qui Freescale compte sous-traiter la fabrication de produits réalisés jusqu’ici à Toulouse ? Ou s’agit-il d’un partenariat plus global ? Dans tous les cas, la CGT dénonce une délocalisation déguisée de la production en Chine.

La R&D conservée à Toulouse

Le syndicat s’interroge aussi sur les vraies raisons de la fermeture de l’usine de Toulouse. "La direction nous a justifié la fermeture par l’obsolescence des équipements de production. S’ils sont obsolètes, alors pourquoi les Chinois vont-ils les utiliser ?", s’interroge le porte-parole.

Interrogé par L’usine Nouvelle avant la fermeture de l’usine, Denis Blanc, directeur de Freescale Toulouse, a en effet présenté l’obsolescence de l’outil de production comme la principale raison qui pousse le groupe américain de semiconducteurs à fermer l’usine de Toulouse et à transférer la fabrication sur ses usines plus avancées aux Etats-Unis. "L’usine de Toulouse fabrique les composants électroniques sur des plaquettes de 6 pouces, alors que, pour être dans l’air du temps, il faudrait les fabriquer sur des plaquettes de 8 pouces, voire 12 pouces", estime-t-il. D’ailleurs, 80 machines démontées à Toulouse vont partir dans les usines américaines de Freescale qui fabriquent sur 8 pouces.

L’arrêt de la production à Toulouse s’est soldé par la suppression de 820 postes, dont 400 licenciements, les autres par des départs volontaires. Freescale conserve cependant à Toulouse son activité R&D qui emploie environ 400 personnes. Environ 80 personnes de la production n’ont pas encore été licenciées. Elles travaillent au démontage des machines. Selon la CGT, la direction leur a proposé d’aller en Chine monter les machines, ce qu’elles auraient refusé.

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