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French Tech : Pourquoi Digital Grenoble a choisi le statut de coopérative

Après avoir choisi le statut de SCIC, Digital Geenoble, la structure qui porte la French Tech grenobloise, va se doter fin avril d’un comité exécutif et d’un conseil de surveillance.

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French Tech : Pourquoi Digital Grenoble a choisi le statut de coopérative
French Tech : Pourquoi Digital Grenoble a choisi le statut de coopérative

Digital Grenoble va se prononcer sur sa gouvernance lors d’une assemblée générale extraordinaire fin avril. La French Tech grenobloise a opté pour un statut original, une SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif), et non pour une association ou une SAS. "Nous faisons le pari d’avoir une structure qui s’autofinance non par le biais de subventions mais en offrant des prestations de services payées à leur juste prix", explique Emilie Rondet, coordinatrice de la structure.

 

pas d'entreprises actionnaires

Seules les collectivités et les personnes physiques sont actionnaires, et pas les entreprises en tant que tel, avec une voix pour chacune d’entre elles. Deux collectivités, Grenoble-Alpes Métropole et la communauté de communes du Pays du Grésivaudan sont aujourd’hui actionnaires, la communauté d’agglomération du Pays Voironnais du Voironnais et la communauté de communes du Massif du Vercors devraient les rejoindre. Un autre collège est constitué par une vingtaine de partenaires institutionnels, comme le pôle de compétitivité Minalogic, le Clust’R Numérique, la CCI de Grenoble. Quelque 400 personnes sont également actionnaires. Le capital social de la SCIC est aujourd’hui de 350 000 euros.

 

But lucratif affiché

Les collectivités participeront aussi à la création d’un fonds de soutien pour aider au démarrage de la société. Mais leur participation décroitra progressivement dans les trois ans, la SCIC devant dégager des bénéfices pour se financer. La société coopérative disposera d’un comité exécutif et d’un conseil de surveillance qui sera présidé par Jean-Pierre Verjus, ancien directeur général adjoint de l’INRIA, aujourd’hui directeur par intérim de Digital Grenoble.

 

des services de formation

Digital Grenoble a enclenché plusieurs projets. Un campus formera en partenariat avec le CNAM des programmeurs et décodeurs (niveau : bac + 2), des personnes sans diplôme qui bénéficieront d’une mise à niveau de six mois avant de signer un contrat en alternance avec une entreprise. 36 personnes composeront la première promo de Digital Campus, hébergée dans des locaux de la CCI de Grenoble.

 

un fonds pour les start-up

Un fonds d’investissement à destination des start-up va également être créé par des banques locales. D’un montant de 10 millions d’euros, il devrait être bouclé en juin. Troisième initiative : un accélérateur « alternatif » pour aider les start-up à se développer sous statut coopératif. Cet accélérateur bénéficiera de l’expérience d’Alma, une coopérative à succès grenobloise de logiciels.

 

Un réseau social fermé permettra en outre aux sociétaires de Digital Grenoble de partager des informations, d’échanger des conseils, de bénéficier à la demande d’aide d’experts pour accompagner leur croissance ou siéger à leur conseil d’administration.

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