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Fretlink lève 25 millions d'euros pour numériser le monde du transport

Levée de fonds Fretlink annonce avoir levé 25 millions d'euros. Avec ce nouvel apport financier, la start-up qui veut numériser le monde du transport et éviter la circulation de camion à vide, souhaite booster sa croissance et conquérir 10 000 nouveaux transporteurs d'ici à 2020.

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Fretlink lève 25 millions d'euros pour numériser le monde du transport
Fretlink lève 25 millions d'euros pour numériser le monde du transport © Fretlink

Fretlink annonce ce lundi 29 avril 2019 une levée de fonds en Série B de 25 millions d'euros. La start-up créée en 2015 développe une plate-forme visant à fluidifier le marché du transport de marchandises en connectant les chargeurs industriels à un réseau de transporteurs. Avec cette nouvelle levée de fonds, Fretlink souhaite accélérer sa croissance, embaucher une centaine de personnes et atteindre 200 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel d'ici à fin 2020 (contre 15 millions d'euros en 2018).

 

A l'assaut d'un marché à 330 milliards

Le marché européen du transport est estimé à 330 milliards d'euros. Mais ce secteur est complexe et fractionné avec 550 000 sociétés de transport recensées en Europe. Le CEO et co-fondateur de Fretlink, Paul Guillemin évoque "un manque de transparence" notamment dû à "la multiplication des intermédiaires". Fretlink souhaite bousculer l'opacité qui entoure les prix, la qualité des prestations et le suivi des marchandises.

 

La start-up cherche à développer un nouveau standard d'organisation du transport routier pour connecter les chargeurs et les transporteurs grâce à un modèle d'achat du transport plus dynamique et optimisé. Ses principaux concurrents ? Les commissionnaires de transport qui se chargent de trouver des transporteurs.

 

400 clients réguliers du côté des chargeurs

Fretlink propose aux chargeurs de numériser leurs ordres de transport, de suivre et piloter leurs expéditions et d'accéder facilement à un reporting et une analyse des performances. Concrètement, Fretlink numérise toutes les opérations de transport de ses partenaires. La start-up, qui a une vision globale et peut optimiser les flux, assure pouvoir faire des recommandations tarifaires pérennes aux chargeurs.

 

 

Aujourd'hui Fretlink se targue d'avoir 400 clients réguliers dont Nestlé, Suez et Bouygues Construction. Depuis janvier 2019, la start-up a revu son business model et se rémunère désormais via "un prix fixe dégressif et non plus via un pourcentage", déclare Antoine Le Squeren, CPO et co-fondateur. Cela semble logique puisque Fretlink assure pouvoir réaliser des économies d'échelle et veut apporter de la transparence dans ces transactions.

 

Enrichir sa plate-forme de services dédiée aux transporteurs

Côté transporteur, Fretlink a déjà séduit "une communauté de 5000 transporteurs régionaux", selon Paul Guillemin. Mais avec cette levée de fonds, la start-up ambitionne de "bâtir le plus gros réseau de petits transporteurs régionaux fiables et connectés", ajoute le CEO. Son objectif ? Avoir 15 000 transporteurs sur sa plate-forme en 2020.

 

Pour y parvenir, Fretlink va enrichir sa plate-forme de services dédiés aux transporteurs. Achat de camions à des tarifs préférentiels, optimisation de la gestion des frais de carburant, accès à des services facilitant le quotidien des chauffeurs… La pépite espère rapidement annoncer les premiers services. Le soutien d'Edenred Capital Partners (le groupe Edenred propose des solutions de paiements dans le monde du travail comme des cartes-carburant pour les flotte de véhicules lourds) et TIP (propose des solutions de location, d’entretien et de réparation de semi-remorques), qui ont tous les deux contribué à cette nouvelle levée de fonds, pourra notamment favoriser ces nouveaux développements.

 

L'arrivée annoncée d'Uber Freight en Europe (en commençant par les Pays-Bas) ne semble pas faire peux au Français. Le modèle du géant du VTC repose sur les indépendants qui sont mis en relation avec des clients. Mais l'Europe n'abrite pas beaucoup d'indépendants chez les routiers et la mauvaise réputation dont pâtit Uber sur le Vieux Continent pourrait ralentir son arrivée. Peut-être qu'Uber décidera de développer un nouveau modèle pour s'implanter sur le marché européen ?

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