Recevez chaque jour toute l'actualité du numérique

x

Fujitsu donne l’exemple en migrant toute son informatique vers le cloud

Le géant japonais de l’informatique Fujitsu a décidé de migrer d’ici à 5 ans l’ensemble de son système d’information vers le cloud computing. Objectif ? Faire de son propre cas à la fois une vitrine technologique et le laboratoire de ses offres dans l’infonuage.
Twitter Facebook Linkedin Flipboard Email
×

Fujitsu donne l’exemple en migrant toute son informatique vers le cloud
Fujitsu donne l’exemple en migrant toute son informatique vers le cloud © Fujitsu

C'est toujours le cordonnier le plus mal chaussé ? Fujitsu veut faire mentir l'adage. Le géant japonais de l’informatique, à l’offensive dans le cloud computing depuis un an, a décidé de donner l’exemple en s'appliquant à lui-même la transformation qu’il propose à ses clients. L’objectif est ambitieux puisqu’il prévoit la migration de l’ensemble de son système d’informatique vers ses plates-formes d’infonuage d’ici à 5 ans.

Le groupe, qui compte 540 sociétés, 170 000 personnes dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 48 milliards de dollars sur le dernier exercice fiscal, clos le 31 mars 2014, dispose de pas moins de 640 systèmes informatiques différents s’appuyant sur une infrastructure d’environ 13 000 serveurs. La migration vers sa propre plate-forme de cloud computing démarre en février 2015. Elle concerne non seulement l’infrastructure, mais aussi les applications qui l’utilisent, comme la gestion de la relation client, la gestion des ressources humaines, la comptabilité ou la communication. À la clé, une économie sur le coût total de possession de 35 milliards de yens (l’équivalent de 260 millions d’euros) sur 5 ans.

Acquérir de l’expertise OpenStack

Fujitsu veut se servir de son propre exemple comme vitrine technologique de son savoir-faire dans le cloud computing. Il veut également utiliser l’expertise acquise lors de cette transition comme laboratoire pour affiner ses offres et développer des modèles de référence pour ses grands clients. La migration bénéficiera d’une nouvelle plate-forme de cloud computing bâtie avec des briques open source issues de la fondation OpenStack.

Cantonné jusqu’ici au Japon, Fujitsu est entré récemment dans la course mondiale du cloud computing aux côtés de géants américains comme IBM, HP, EMC ou Microsoft. À la clé, un investissement de 200 milliards de yens (l’équivalent de 1,5 milliard d’euros) sur deux ans pour étendre son réseau de datacenter dans le monde. Trois ont été ouverts en 2014 : deux aux États-Unis et un au Canada. Présent à la fois dans le cloud d’infrastructure (IaaS pour Infrastructure as a service), de plateforme (PaaS pour Platform as a service) et de logiciel (Software as a service), il joue à fond la carte du cloud hybride, exactement comme IBM, Microsoft ou VMware. Pour 2014, il revendique un chiffre d’affaires de 3,5 milliards de dollars dans le cloud, contre 2,5 milliards un an auparavant.

Prélude à un modèle moins intégré ?

Selon le cabinet TBM, Fujitsu reste toutefois handicapé par son ancrage au Japon même si ceci représente un atout dans le logiciel à la demande, un service encore non disponible à l’international. Tôt au tard, le groupe japonais devra se défaire d’une partie de ses activités dans le matériel s’il veut accélérer sa transformation vers le cloud, comme IBM ou HP sont en train de le faire. Car il reste l’un des rares constructeurs informatiques intégrés au monde, présent sur toute la chaîne de valeur depuis les terminaux (smartphones, tablettes et PC) jusqu’aux supercalculateurs.

Ridha Loukil

Réagir

* Les commentaires postés sur L’Usine Digitale font l’objet d’une modération par l’équipe éditoriale.

 
media