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Fujitsu joue le trouble-fête dans le cloud computing

Discret, le constructeur informatique japonais Fujitsu ne se montre pas moins ambitieux dans le cloud computing. Déjà au coude à coude avec IBM, il espère se hisser à la deuxième place sur le segment du cloud d’infrastructure, derrière Amazon Web Services.
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Fujitsu joue le trouble-fête dans le cloud computing
Fujitsu joue le trouble-fête dans le cloud computing © Fujitsu

Fujitsu rejoint au grand jour la bataille du cloud computing. Jusqu’ici discret, le constructeur informatique japonais sort de sa réserve pour montrer ses muscles et afficher ses ambitions. De quoi jouer le trouble-fête sur un marché qu’on croyait dominé par cinq géants américains : Salesforce, Amazon Web Services, Microsoft, IBM et Google.

Selon les chiffres du cabinet Technology Business Research, Fujitsu a réalisé un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de dollars en 2013 dans l’informatique en nuage, ce qui le positionne au coude à coude avec IBM, qui déclare un revenu de 2,8 milliards de dollars dans le secteur. "Nous tablons sur un chiffre d’affaires de 3,5 milliards de dollars en 2014 et notre objectif est de nous hisser rapidement à la deuxième place sur le segment du cloud d’infrastructure, derrière Amazon Web Services ", confie Cameron McNaught, vice-président de Fujitsu. Une place aujourd’hui âprement disputée par Microsoft et IBM.

A l'abri de la guerre des prix ?

Comme IBM, Microsoft ou Google, Fujitsu est présent sur les trois segments du cloud computing : l’énergie numérique à la demande (Iaas pour Infrastructure as a service), outils de développement informatique (Paas pour Platform as a service) et logiciel à la demande (Saas pour Software as service). Et il opère à la fois dans le cloud public (comme Amazon Web Services, Salesforce et Google), et dans le cloud privé et hybride (comme IBM et Microsoft). Il s’appuie sur sept datacenters dans le monde, dont deux en Europe, l’un en Angleterre, l’autre en Allemagne.

C’est le cloud privé et hybride qui expliquerait son importance sur le marché, puisque, selon le cabinet Synergy Research, il serait le numéro deux sur ce segment derrière IBM, mais avant Microsoft. Fujitsu s’enorgueillit d’être à l’abri de la guerre des prix qui fait rage dans le cloud public d’infrastructure entre Amazon Web Services, Google, Microsoft et IBM. "Nous ne voulons pas aller sur le marché des services banalisés, où la bataille se joue sur les prix, explique Cameron McNaught. Nous privilégions plutôt les services où nous apportons de la valeur ajoutée et de la différenciation client." Il n’empêche. La pression sur les prix existe. "Fujitsu la subit aussi", reconnait Cameron McNaught. Mais le vice-président du goupe nippon insiste: "Notre activité cloud computing est bien bénéficiaire". Une pierre dans le jardin de ses concurrents américains.

Salesforce, qu publie ses résultats financiers, est en effet dans le rouge et tend mêmeà creuser son déficit. Amazon, Microsoft, IBM et Google ne dévoilent pas leurs résultats financiers dans le cloud computing. Mais à en croire le cabinet Forrester, ils seraient logés à la même enseigne.

Ridha Loukil

 

 

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