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[GDPR] Oculus annonce un centre de confidentialité pour ses utilisateurs

mis à jour le 20 avril 2018 à 23H00
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L'entreprise de réalité virtuelle Oculus va refondre la gestion des données personnelles de ses utilisateurs pour se mettre en conformité avec le règlement général européen sur la protection des données. Outre des conditions générales d'utilisation revues et l'ajout d'un code de conduite, elle va mettre en place un centre de confidentialité qui permettra à ses clients de consulter et télécharger leurs données, ainsi que de demander la suppression de leur compte. De quoi rassurer d'éventuelles inquiétudes concernant son lien de parenté avec Facebook.

[RGPD] Oculus va créer un centre de confidentialité pour ses utilisateurs
[GDPR] Oculus annonce un centre de confidentialité pour ses utilisateurs © Julien Bergounhoux

Le spécialiste de la réalité virtuelle Oculus a annoncé une refonte de sa politique en matière de gestion des données utilisateur le 19 avril. Il s'inscrit dans le cadre de l'entrée en vigueur du règlement général sur la protection des données (RGPD et GDPR en anglais), mais s'appliquera à l'ensemble des clients Oculus à travers le monde et pas juste à ceux résidant dans l'Union européenne.

 

Nouvelles conditions d'utilisation, code de conduite et centre de confidentialité

Le premier changement concerne les conditions générales d'utilisation et la politique de confidentialité du service. Une mise à jour doit avoir lieu le 20 avril, mais n'est pas encore effective à l'heure ou nous publions cet article. Elle décrira plus en détails la manière dont Oculus utilise les données de ses utilisateurs et en donnera des exemples concrets. [Mise à jour : le document est désormais en ligne]

 

Oculus va également intégrer son code de conduite aux conditions générales d'utilisation du service. Il a pour objectif de garantir un environnement sûr pour tous les utilisateurs lors d'expériences à plusieurs en interdisant les propos discriminatoires (racistes, sexistes ou autres), le harcèlement, les contenus sexuellement explicites et toute sorte d'activité illégale.

 

Enfin, un centre de confidentialité sera mis en ligne le 20 mai prochain. Il permettra aux utilisateurs de consulter et de télécharger les données qu'Oculus possède à leur sujet, de modifier leurs paramètres de sécurité (soit d'afficher ou pas son vrai nom aux autres utilisateurs, gestion de sa liste d'amis...), ou d'effacer leur compte et les données associées.

 

Des données personnelles limitées au minimum

Oculus distingue plusieurs types de données. Celles qui sont concernées par ce centre de confidentialité sont celles qui permettent d'identifier directement un utilisateur : son nom, son adresse email et son numéro de téléphone, ainsi que les personnes, les contenus et les applications avec lesquels il interagit, et enfin le matériel qu'il utilise.

 

Parmi les données qui n'y seront pas listées : les informations de paiement, qui sont gérées séparément et de façon sécurisée, les données qui sont uniquement stockées en local, comme la hauteur de l'utilisateur, et les données qui sont récoltées lors de l'utilisation de la plate-forme Oculus par les utilisateurs, notamment sur leurs mouvements dans l'espace. L'entreprise explique qu'elle anonymise ces dernières, et qu'elles ne servent qu'à faire fonctionner son service ou à l'améliorer en lui donnant une meilleure idée des usages réels de ses clients.

 

Dans une communication par email avec le média Upload, Oculus précise aussi qu'elle n'envoie des relevés sur le positionnement des contrôleurs et du casque qu'une fois par minute à ses serveurs, et qu'elles sont formattées de telle manière qu'il est impossible d'identifier un utilisateur par ce biais. Une pratique de télémétrie par ailleurs courante dans tous les systèmes d'exploitation (pour ordinateurs ou smartphones), dans les navigateurs web et dans de nombreux logiciels.

 

Oculus pâtit de son lien de parenté avec Facebook

Si l'entreprise communique sur le sujet, c'est que son image publique souffre de son association avec Facebook, dont elle est une filiale depuis 2014 (au même titre que WhatsApp ou Instagram). Elle indique d'ailleurs très clairement dans son billet de blog qu'elle "ne partage pas de données avec Facebook qui permettraient à des entreprises tierces d'envoyer des publicités ciblées aux utilisateurs". Les seuls données partagées concernent les alertes sur les comptes au comportement abusif (spam, harcèlement, illégalité), ou l'échange de photos et de messages si l'utilisateur choisit de connecter son compte Facebook à son compte Oculus.

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