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Geek touristique : Le robot reflète l'âme humaine sur le bord du lac de Neuchâtel

Série d'été L'Usine Digitale a repéré quelques musées de par le monde qui feront le bonheur de ceux à qui le numérique manquerait trop durant leurs vacances. Des visites pour les geeks, mais aussi leurs amis et leur famille. Le quatrième épisode de notre série vous emmène à Yverdon-les-bains, en Suisse, où la Maison d'Ailleurs propose l'exposition "Portrait-Robot".
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Geek touristique : Le robot reflète l'âme humaine sur le bord du lac de Neuchâtel
Geek touristique : Le robot reflète l'âme humaine sur le bord du lac de Neuchâtel © Charles Foucault

C'est au bord du lac de Neuchâtel, dans le canton de Vaud, en Suisse, que le Français Pierre Versins, collectionneur d'ouvrages et d'objets de science-fiction, a inauguré la Maison d'Ailleurs en 1976. Le petit musée érigé à l'angle de la place Pestalozzi (qui ressemble elle-même à un musée) d'Yverdon-les-Bains, accueille depuis le 21 juin dernier et jusqu'au 31 janvier 2016 une exposition intitulée Portrait-Robot.

 

Une dizaine de salles nous y rappellent l'évolution du robot dans l'imaginaire humain, à travers des productions diverses : livres, jouets, films, musiques, jeux vidéo… Depuis la pièce de théâtre R.U.R (Rossum's universal Robots) écrite par le Tchécoslovaque Karel Capek (1920) où il est utilisé pour la première fois pour décrire des êtres fabriqués destinés à servir les humains, le mot "robot" a été posé sur un nombre de formes mécaniques et informatiques très diverses.

S'ils nous ressemblent toujours davantage, c'est ce en quoi ils différent de l'homme qui nous intéresse ici. Ils sont forts, ils sont immortels, ils n'ont pas de sentiments... A travers les âges, ceux qui les ont créés n'insistent pas sur les mêmes caractéristiques et nous parlent ainsi, en creux, des fantasmes de l'humain, de ses limites et de l'évolution de ses peurs. Un message intéressant à l'heure ou de nombreux scientifiques, Elon Musk et Stephen Hawking en tête, alertent sur les dangers des robots tueurs.

 

La pièce la plus originale de l'exhibition contient l'œuvre de l'artiste français Patrick Tresset : trois bureaux équipés de "Paul", un petit bras robotisé tenant un stylo bille et surplombé d'une caméra qui tire le portrait de celui qui s'assoit sur la chaise en face de lui. Aux murs,  les visages de tous ceux qui se sont laissé croquer s'agglutinent, noir et blanc, froids.

Mais à part cela, le tout manque un peu d'interactivité. Le Nao dans son coin, le mur-jeu Wallobot et les petits robots censés danser en essaim n'y changeront rien. J'en sors en regrettant que ce parcours qui nous "convie à la découverte des différents portraits de l'humanité dessinés par les robots" ne soit jalonné que de panneaux de textes difficiles à appréhender… et sur lesquels il n'est pas aisé de se concentrer tant des enfants courent partout, tablette à la main, suivis tant bien que mal par des parents qui tentent en vain de calmer leurs cris enthousiastes…

 

Mais d'où leur vient cette ardeur ? A l'entrée, le musée prête aux 7-13 ans un iPad sur lequel est installée une application dédiée. Ainsi dotés, les enfants doivent trouver et scanner dans chaque pièce les QRcodes rouges et répondre à l'énigme que leur pose le robot qui apparait à l'écran...

Encore une bonne raison de regretter d'avoir grandi. Je suis certain que j'aurais adoré jouer et accumuler les bonnes réponses pour pouvoir résoudre la super énigme finale (le boss de fin) et repartir avec une carte postale gratuite. Le message serait certainement mieux passé, car, contrairement au facétieux Numéro 5 du film Short Circuit (1986), je ne suis pas un robot. J'ai besoin de pédagogie.

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